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Echo-Développement
La Lettre de liaison des agents de développement de l'Océan Indien

N° 15- Octobre 2002

 
• LES COMORES  

Assemblée générale du C.N.A.D.
A la recherche du second souffle


La Coordination Nationale des Associations de Développement de Ngazidja (Grande-Comore) a tenu son assemblée générale, le samedi 7 septembre 2002, à Moroni. Les représentants d’une cinquantaine d’associations de base, mais aussi des représentants de l’économie sociale comme le Fonds d’Aide au Développement Communautaire (F.A.D.C.) ont travaillé dans une ambiance détendue . Les membres du C.N.A.D. ont examiné un ordre du jour plutôt lourd : renouvellement de l’instance dirigeante de Ngazidja, adaptation des statuts au statut d’autonomie des trois îles, définition des stratégies, axes prioritaires des activités de la Coordination. Un nouveau bureau de sept membres a été élu. Tafridja Sitti succcède à Dossar Mohamed au poste de coordonnateur du C.N.A.D. pour la Grande-Comore ; ce dernier restant président du C.N.A.D. pour l’Union des Comores (Grande Comore, Anjouan et Mohéli), au moins jusqu’à la prochaine assemblée générale. Il reste à désigner les représentants. au Conseil d’administration et à l’Assemblée générale de la Fédération Communautaire de l’Océan Indien (F.C.O.I.). Ils devront être désignés parmi les élus du C.N.A.D. pour le Conseil d’administration  et par le  collège des O.N.G./Associations hors du C.N.A.D pour l’Assemblée générale. Les finances du C.N.A.D. enregistrent un déficit Un certain nombre  d’associations de développement de base n’ont, en effet pas payé leur cotisation. Par ailleurs, suite à une modification du règlement intérieur du F.A.D.C., le C.N.A.D. ne dispose plus de représentant à son Conseil d’administration. D’autre part, le bateau de sauvetage qui devait revenir à une association de pêcheurs - opération financée par la F.C.OI. (ancienne manière) – est terminé. Mais il attend l’équipement toujours bloqué aux Seychelles pour une question de transport. Enfin, l’appel à projets circule bien dans les associations, mais pour éviter un afflux de projets pas touojurs éligibles, une sélection sévère sera effectuée au niveau de la coordination.    

 

MADAGASCAR

 

Education
Validation du plan d'action et du budget du programme conjoint

(Antananarivo, 08 octobre 2002 – MATERA) – Le Conseil d'orientation et de validation (COV) du programme conjoint du gouvernement et du système des Nations Unies a validé au début du mois d’octobre le plan d'action et le budget de ce vaste programme pour la promotion de l'éducation de base de tous les enfants malgaches. Doté d'une enveloppe globale de 25 millions USD, ce programme engagera plusieurs ministères avec le ministère de la population comme chef de file. La contribution du système des Nations Unies se monte à 7,8 millions USD contre 1,570 millions USD pour le gouvernement malgache et 785.000 USD pour les communautés bénéficiaires. Ce vaste programme concernera notamment l'éducation non formelle, c'est-à-dire hors des écoles et établissements scolaires traditionnels. Il est censé remédier aux lacunes de l'éducation formelle lesquelles entraînent encore un taux d'analphabétisme élevé (plus de la moitié des Malgaches), une insuffisance des infrastructures d'accueil pour la formation et l'encadrement, des efforts limités pour l'éducation en faveur des groupes défavorisés et vulnérables, l'accessibilité limitée des femmes aux médias, … Ainsi, ce programme va veiller à ce que les groupes défavorisés, les filles et les femmes aient accès à l'éducation, l'éducation de base soit de qualité et pertinente, l'enseignement et l'apprentissage soient améliorés et la gestion de l'éducation renforcée. Quatre provinces sont concernées par ce programme. Il s'agit de Toliara (Sud), Fianarantsoa (Centre-Sud), Mahajanga (Nord-Ouest) et Toamasina (Est). 

Coopération
La Banque mondiale accorde 80 millions USD pour les routes

(Antananarivo, 09 octobre 2002 – MATERA) – La Banque mondiale vient d'allouer 80 millions USD pour la réfection de 9.000 km de routes. Ce financement entre dans le Programme sectoriel transports (PST). Les 9.000 km de routes ont été déjà identifiées et elles concernent notamment des pistes et routes rurales. L'identification s'est fait l'année dernière par province et suivant les ordres de priorité définis par les 6 provinces. Ces priorités ont été surtout arrêtées selon le potentiel économique des régions. Pour les routes nationales, le financement des travaux de réhabilitation sur 5 ans est évalué à un milliard de dollars américains. La Banque mondiale s'engage également à apporter sa contribution dans ces travaux. Jusqu'ici, l'Union européenne est le premier bailleurs de fonds de Madagascar dans les travaux routiers. Elle finance notamment les réhabilitations de ce que l'on appelle les réseaux structurants, c'est-à-dire les réseaux reliant les principaux ports aux routes nationales. A Madagascar, 70% du financement des travaux routiers sont assurés par des aides extérieures. Les réhabilitations routières figurent parmi les priorités du pouvoir actuel.

Coopération
32,9 millions USD de la Banque mondiale pour le CAS II

(Antananarivo, 09 octobre 2002 – MATERA) – Le directeur des opérations de la Banque mondiale pour Madagascar, les Comores, les Seychelles et Maurice, Hafez Ghanem a annoncé le déblocage des 32,9 millions USD dans le cadre du Crédit d'ajustement structurel ou CAS II. Cette enveloppe tant attendue et qui constitue la 3ème tranche du CAS II, servira à payer les arriérés de l'Etat. En effet, les crédits obtenus dans le cadre du CAS participent à l'équilibre macroéconomique. Ils permettent de payer les arriérés tant intérieurs qu'extérieurs. Rien que sur le plan local, l'Etat est très endetté par rapport à de nombreuses entreprises. Ces dernières ont besoin du paiement de ces arriérés pour redémarrer leurs activités. 

Economie
L'environnement sera intégré dans le DSRP

(Antananarivo, 10 octobre 2002 – MATERA) – L'environnement au sens large sera intégré dans la version finale du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP). Ce document servira d'outil de base au gouvernement malgache pour les négociations de financement auprès des bailleurs de fonds extérieurs. L'environnement ne figure pas dans la version intérimaire du DSRP. Mais suite au sommet mondial sur le développement durable à Johannesburg, l'environnement est parmi les secteurs prioritaires définis par les participants. C'est la raison pour laquelle ce secteur sera intégré dans le DSRP. L'environnement y sera traité d'une façon transversal, c'est-à-dire qu'il touchera plusieurs secteurs dont notamment l'environnement au sens écologique du terme, l'environnement lié à l'eau et à l'assainissement, etc.  Pour l'eau et l'assainissement également considérés comme deux secteurs prioritaires dans le cadre du sommet de Johannesburg, ils sont déjà dans le DSRP mais d'autres détails plus pratiques et concrets viendront étoffer les données chiffrées et les objectifs globaux. Ainsi, ces rajouts porteront surtout sur les activités à mener pour accroître les infrastructures d'adduction d'eau potable et d'évacuation des excréta. Ces deux secteurs ont besoin de plusieurs dizaines de millions de dollars si l'Etat malgache veut atteindre son objectif, soit 100% des ménages urbains ayant accès à l'eau potable contre 80% en milieu rural d'ici 2015.   


• MAURICE

Familles d’accueil
Projet pilote durant deux ans

(Pt Louis, 7 oct 2002, MATERA) - Le projet des familles d’accueil deviendra réalité dans pas longtemps avec le lancement du programme, sur une base pilote, pour une période de deux ans. Ce projet sera conduit sous l’égide du ministère du Développement de l’enfant avec la collaboration de l’UNICEF. C’est dans cette logique que débute l’enregistrement des familles souhaitant accueillir les enfants abandonnés, victimes d’abus, de négligence ou de maltraitance, et ceux étant à risque dans leur propre famille. « Les familles d’accueil seront appelées à prendre en charge des enfants victimes de maltraitance pour les permettre de vivre mieux dans un environnement stable pour qu’ils se développement en toute sécurité », précise une officielle du Foster Care Desk du ministère du Développement de l’enfant. En sus du confort matériel que devra apporter la famille d’accueil aux enfants victimes d’une quelconque maltraitance, elle devra également apporter son soutien affectif aux enfants. France a 46 ans. Elle est mariée et n’a pas d’enfant. Le projet des familles d’accueil l’intéresse car dit-elle, « j’ai beaucoup d’amour à donner mais je dois penser aux côtés pratique et financier de la chose avant de m’enregistrer pour ce programme ». Face à cette préoccupation, le ministère du Développement de l’enfant précise que « les autorités s’entretiendront tout d’abord avec ceux désirant accueillir les enfants en difficulté avant de décider s’il y a lieu de donner des allocations ».

Afrique Australe et Orientale
Le COMESA transformé en Union douanière

(Pt Louis, 7 oct 2002, MATERA) - 8 décembre 2004. Cette date est symbolique pour le Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA). C’est en ce jour que sera lançé l’Union douanière de l’instance régionale. Le lancement de l’Union douanière vise à renforcer l’intégration économique de l’Afrique Australe et Orientale. Ainsi, les vingt Etats membres du COMESA dont Maurice, devront appliquer une politique commerciale commune par rapport à leurs transactions avec les pays non-membres du COMESA. « Ce changement permettra au COMESA d’être un vrai centre d’investissements communs », précise M. Charles Chaitezvi. Ce dernier occupe le poste de Project Manager pour le Regional Harmonisation of customs and Trade Statistics Systems du COMESA. Les derniers chiffres du secrétariat général du COMESA indiquent que le commerce intra-COMESA augmente chaque année d’une moyenne de 10%, « surtout depuis le lancement de la Zone de libre échange de l’organisation régionale en octobre 2000 », explique M. Chaitezvi. Il parle de « bazar régional » où l’investissement et le commerce se feront à échelle régionale pour amener une réduction des coûts de production et la préparation face à la compétition internationale. Une fois le 8 décembre 2004 passé, la région de l’Afrique Australe et Orientale verra les échanges être effectués dans une « totale harmonisation des procédures douanières et commerciales ».

CAPAM
Harry Ganoo au Board of Directors
(Pt Louis, 08 octobre 2002 – MATERA) – M. Harry Ganoo, chef du Service civil mauricien, siège au Board of Directors de la Commonwealth Association for Public Administration and Management (CAPAM). La CAPAM est basée à Toronto au Canada. C’est le Premier ministre de Malte, Dr.Edward Fenech-Adami, qui est à la tête de la CAPAM. L’Association a pour objectif le renforcement de la gestion du service civil pour la consolidation de la démocratie et de la bonne gouvernance dans chaque Etat membre du Commonwealth. Le travail se fait à travers l’échange du savoir-faire pour l’organisation de séminaires et autres rencontres de formation et de sensibilisation. La CAPAM réunit non seulement des représentants gouvernementaux, mais également ceux du secteur privé, des organisations non-gouvernementales et de la société civile. La prochaine rencontre de l’Association demeure une conférence ayant pour thème The future public sector and HIV/AIDS : Overcoming the Human Resource Management Challenge. La conférence est prévue du 26 au 28 novembre prochains au Botswana.


• LA REUNION    

Journée de l’économie sociale et solidaire

Une journée de l’économie sociale et solidaire sera organisée le 7 décembre prochain à l’initiative de la Direction Département du Travail et de la Formation professionnelle. Elle aura notamment pour but d’examiner les propositions sur le fonctionnement du réseau d’appui aux associations qui se situent dans ce qu’on appelle le “ tiers secteur ”. Ce réseau d’appui est l’une des nombreuses mesures du plan de développement de l’économie sociale et solidaire qui a été rendu public à l’occasion de la célébration du centenaire de la loi 1901, en juillet 2001. Depuis cette date, la direction départementale du travail a contribué notamment à la relance de la Chambre de l’Économie Sociale (CRES), en sommeil depuis de nombreuses années. Cette structure, dotée de nouveaux moyens et de l’appui financier du Département, a notamment pour mission de défendre les associations de l’économie sociale et solidaire et de leur apporter toutes les informations nécessaires. 

Changement d'adresse 

F.C.O.I.
3 rue du moulin à vent
97400 Saint-Denis


• LES SEYCHELLES  

Discours présidentiel

Le Président de la République, M. France Albert René, a apporté dans un discours télévisé au début du mois d’octobre des précisions sur le prêt de US$ 150 millions récemment obtenu par le gouvernement seychellois auprès d'un consortium de banques étrangères, y compris la Mauritius Commercial Bank (MCB). Le contexte politique et socio-économique dans lequel ce prêt a été contracté, a aussi été abordé. Dans son discours radiotélévisé à 20 heures, M. René a expliqué pendant une trentaine de minutes, la situation économique des Seychelles par rapport aux grands pôles de développement. Le président seychellois a aussi mis l’accent sur les sommes investies par le gouvernement depuis 1977, dans différents domaines de la vie sociale.

Les chiffres du budget

“ Les sommes investies par le gouvernement ont fait des Seychelles le pays avec le niveau de vie le plus élevé du continent africain, voire comparable, à maints égards, à plusieurs pays développés ”, précise le Président Albert René. Ce dernier a révélé les sommes en devises absorbées pendant ces dix dernières années par les secteurs suivants (en Roupies seychelloises-Rs.) : 

  • Agriculture & Pêche : Rs. 80 millions
  • Aéroport : Rs. 75 millions
  • Projets pour résoudre le manque d'eau : Rs. 150 millions
  • Système d'égoûts : Rs. 90 millions
  • Electricité : Rs. 280 millions
  • Logement : Rs. 250 millions
  • Santé : Rs. 200 millions
  • Education : Rs. 130 millions
  • Bourses extérieures : Rs. 235 millions
  • Environnement : Rs. 25 millions
  • Transports : Rs. 75 millions
  • Elevage de crevettes : Rs. 120 millions
  • Pétrolier Seychelles Pride : Rs. 130 millions

Le bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”


Directeurs de la publication :

Daniel Guérin, Directeur du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de la F.C.O.I.

Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique

Comité de Rédaction :

Réunion : Paul Hoarau, Daniel Guérin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana


Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez  contacter :
Agence Presse Océan Indien - E-mail  : matera@guetali.fr

Cette publication a été réalisée grâce à la participation du Fonds Social Européen.

 

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