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Echo-Développement
La Lettre de liaison des agents de développement de l'Océan Indien

N° 21 - Janvier 2003

Tribune libre de Wilfrid Bertile
Secrétaire général de la C.O.I.

Acquis et perspectives de l’organisation de coopération régionale

La Commission de l’océan Indien a 20 ans

A l'occasion du vingtième anniversaire de la Commission de l'Océan Indien (C.O.I.), son secrétaire général, Wilfrid Bertile a rappelé les acquis et les perspectives de l'organisation régionale. Il nous a paru intéressant de relayer cette contribution dans la mesure où, d'une part, la C.O.I. reconnaît aujourd'hui le rôle de la société civile et particulièrement des associations/Ong, et d'autre part, que la coopération régionale sert également le développement local.   

Du 18 au 21 décembre 1982, la Conférence de Port-Louis (Maurice) jetait les bases de la Commission de l’Océan Indien.

Précédée d’une réunion des experts qui s’est tenue le 18 décembre, la Conférence regroupait le lundi 20 décembre 1982 les ministres des Affaires étrangères de Maurice (Jean-Claude de Lestrac), de Madagascar (Christian Rémi Richard) et des Seychelles.

Elle avait pour but, selon le communiqué publié à l’issue des travaux, “l’examen et la mise en place des structures de la coopération au niveau de la région Sud-Ouest de l’océan Indien”.

Un accord général de coopération est adopté. Il n’a été signé que le 10 janvier 1984 à Victoria, aux Seychelles. La Commission de l’océan Indien entre aussi de plain-pied dans l’année de son 20ème anniversaire.

En vertu de l’article 13 de l’Accord de Victoria qui stipule que la “Commission examine toute demande d’adhésion faite par tout État ou Entité de la région”, les Comores et la France, au titre de La Réunion, adhèrent à la C.O.I. le 11 janvier 1986.

Tels que définis par la Conférence de Port-Louis et par l’Accord général de coopération de Victoria, les domaines de coopération de la C.O.I. sont les plus larges, et concernent aussi bien la coopération diplomatique que la coopération économique et commerciale; la coopération dans le domaine de l’agriculture, de la pêche maritime et de la conservation des ressources et des écosystèmes que la coopération dans les domaines culturel, scientifique, technique, ou l’éducation et en matière de justice.

Une étape importante dans le renforcement de la COI est la session ministérielle de Victoria, qui s’est tenue le 14 avril 1989. Elle adopte le Protocole additionnel qui complète et adapte l’Accord de Victoria. Les institutions de la COI sont consolidées: la réunion ministérielle devient Conseil des ministres, les organes de liaison se transforment en Comité des OPL (Officiers permanents de liaison), responsables dans leurs pays respectifs de la coopération régionale. Le Protocole additionnel crée aussi le poste et les fonctions du secrétaire général, tandis que le Conseil adopte le premier budget de fonctionnement de la COI pour l’exercice 1989/1990. Le secrétaire général est élu pour un mandat de 4 ans, non renouvelable. Le poste est occupé pour la première fois par un Malgache, Henri Rasolondraibe. Lui succéderont Jérémie Bonnelame, des Seychelles, et Caabi Elyachtourou Mohamed, des Comores. Le secrétaire général actuel de nationalité française est en poste depuis juillet 2001.

En 20 ans, la COI a mis en œuvre de nombreux projets: développement de la pêche au thon, promotion du tourisme régional, coopération météorologique, protection de l’environnement, intensification des échanges commerciaux, artisanat, éducation à l’environnement, enseignement supérieur et recherche (programme Université de l’océan Indien), culture (Festival culturel tournant de l’océan Indien), lutte contre les marées noires, protection civile, lutte contre le SIDA.

Pour réaliser ces programmes dont la liste ne prétend pas à l’exhaustivité, la COI a pu compter, outre sur son principal bailleur de fonds l’Union européenne, sur le soutien financier de la France, de la Banque mondiale, du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE), du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD).

La Commission de l’océan Indien ne saurait cependant se contenter d’une coopération fonctionnelle. La coopération régionale doit être appropriée par les peuples et la COI doit donner du sens à son action sous peine de voir son “projet” disparaître sous les “projets”. En outre, l’environnement international dans lequel s’inscrivent ses activités a connu en 20 ans de profonds changements comme la fin de la “guerre froide”, la mondialisation libérale, les politiques d’ajustement structurel imposées à différents États par la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, l’émergence de nouvelles organisations régionales auxquelles appartiennent certains États membres de la COI.

Cinq objectifs prioritaires

Ces considérations amènent l’organisation à se repositionner. Un “Livre blanc”, publié en 1998, trace de nouvelles orientations stratégiques, adoptées par le Conseil des ministres et le Sommet des chefs d’État et de gouvernement de la COI qui se sont tenus à La Réunion en 1999 sous la présidence de Jacques Chirac. Cinq objectifs prioritaires sont retenus: le renforcement du dialogue politique et stratégique, la préparation de la région et des acteurs économiques pour faire face aux défis de la mondialisation, l’affirmation et la valorisation de l’identité indiaocéanique, la représentation des intérêts spécifiques des îles de l’Océan Indien auprès des instances régionales et internationales, la participation des populations et des opérateurs économiques et sociaux aux actions de coopération régionale.
Ces orientations sont confortées par les évolutions récentes que tente d’accompagner la COI. La mise en œuvre des Accords de Cotonou dirige les relations de la COI avec l’Union européenne. Elle met l’accent sur l’implication de la société civile et des institutions infra-étatiques; elle amène à programmer les crédits européens dans un cadre régional élargi comprenant quatre organisations régionales dont la COI et le COMESA (Marché commun de l’Afrique orientale et australe); elle préconise la négociation d’Accords de partenariat économique (APE) destinés à remplacer, à partir de 2008, les dispositions commerciales favorables aux pays ACP contenues dans les Conventions de Lomé.

Sommet des chefs d’État et de gouvernement fin 2002/début 2003

La COI met l’accent dans les relations avec l’Union européenne sur les spécificités insulaires de ses pays membres, aidée en cela par les dispositions du Traité d’Amsterdam concernant le statut des régions ultrapériphériques, dont La Réunion. La même promotion des intérêts des petites économies insulaires et vulnérables oriente l’action de la COI lors du Conseil des ministres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à Doha, où elle avait un statut d’observateur, et au Sommet mondial du développement durable de septembre dernier à Johannesburg. 

Dans ce domaine, la COI travaille en étroite relation avec les autres organisations régionales insulaires, le CARICOM (Caraïbes) et le Forum des îles du Pacifique, avec l’appui du secrétariat du Commonwealth.

Le 20ème anniversaire de la COI est ainsi une bonne occasion de faire le point sur les acquis et les perspectives de l’organisation. De nouvelles orientations stratégiques en cours d’élaboration apporteront les ajustements nécessaires aux préconisations du “Livre blanc” de 1998. La tenue, fin 2003-début 2004, d’un Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays de la COI donnera, à n’en pas douter, les impulsions nécessaires.


Les Officiers Permanents de Liaison (O.P.L.) chargés de la coopération régionale

Comores

Madame Abdoulkarim Bazi Fatoumia
Ministère des Relations extérieures, de la Coopération, de la Francophonie et de l’Environnement
BP 428, Moroni, Union des Comores
Tel : (269) 74 41 00 / 74 41 15 – Fax : (269) 74 41 11

France/Réunion

Monsieur Edmond Lauret, Chargé de mission,
Préfecture de la Réunion, Saint-Denis, La Réunion
Tel : (262) 262 40 77 07 – Fax : (262) 262 40 77 41
Email :
edmond.lauret@reunion.pref.gouv.fr

Madagascar

Monsieur Richard Via
Chargé d’Affaires, Ambassade de
Madagascar à Maurice, Floréal, Maurice
Tel : (230) 686 5015 – Fax : (230) 686 7040
Email :
madmail@intnet.mu

Madame Angeline Justin
Directeur de la Coopération Régionale, OPL adjoint Ministère des Affaires étrangères,Anosy, 
BP 836, Antananarivo 101, République de Madagascar
Tel : (261) 20 11 665 50 – Fax : (261) 20 22 665 50

Email :
maecab@dts.mg

Maurice

Monsieur Tiruth Raj Luchman
Directeur de la Coopération Régionale
Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération régionale
New Governement House, Port Louis, République de Maurice
Tel : (230) 201 2985 – Fax : (230) 201 1337
Email :
mofarc@intnet.mu

Seychelles

Madame Jeannette d’Offay
Conseillère Technique, Ministère des Affaires étrangères
BP 656, Mont Fleuri, Victoria, Mahé, République des Seychelles
Tel : (248) 28 35 00 – Fax : (230) 22 48 45
Email :
jdoffay@mfa.gov.sc

Secrétariat général de la C.O.I. 

M. Wilfrid Bertile, Secrétaire Général
Q4, Avenue Sir Guy Forget, Quatre Bornes
République de Maurice
Tél. : (230) 425 1652 / 425 9564 - Fax : (230) 425 2709
Email :
coi7@intnet.mu
Site Web : www.coi-info.org


Projet de lutte contre les déversements d'hydrocarbure (O.P.L.)

• Coordinateur régional

Raj Hemansing PRAYAG, Secrétariat Général de la Commission de l’Océan Indien Q 4 Avenue Sir Guy Forget, Quatre Bornes,

• Coordinateurs nationaux 

Maurice 
Tél. (230) 425 9564; 425 1652 ; 425 1336 , Fax (230) 425 2709 , 
Email : prayag@coi.intnet.mu

Comores
Mr Said Hamada Mdziani,
 B.P. 2445 Moroni Comores
Tél/Fax : (269) 73 62 22 , 
Email : pnudg32@snpt.km

Madagascar
Roland Rakotondrasata, 
Tel (261) 20 22 409 08
Fax (261) 20 22 408 25
 Email : minenv@dts.mg

Maurice
T.S.Ramyead, 
Tel (230) 212 6080
Fax (230) 212 6671
Email : drenvmr@bow.intnet.mu


Seychelles
Lt.Col.Andre Ciseau
Tel (248) 224411
Fax (248) 224665
Email : Seycoast@seychelles.net

Université de l'Océan Indien 

Campus universitaire du Moufia
15, avenue René Cassin 
BP 7151 
 97715 Saint-Denis Messag Cedex 9 
Tel 0262 93 85 93 - Fax 0262 93 85 98

E-mail : uoi@univ-reunion.fr
http://www.coi-info.org



Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de l’Océan Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources Ville et Hauts est celui du développement local, de la coopération régionale associative et du développement durable.

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Le bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”


Directeurs de la publication :

Daniel Guérin, Directeur du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de la F.C.O.I.

Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique

Comité de Rédaction :

Réunion : Paul Hoarau, Daniel Guérin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana


Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez  contacter :
Agence Presse Océan Indien - E-mail  : matera@guetali.fr

Cette publication a été réalisée grâce à la participation du Fonds Social Européen.

 

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