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Echo-Développement
La Lettre de liaison des agents de développement de l'Océan Indien

N° 23 - Janvier 2003

MADAGASCAR

Caisses d'Epargne et de Credit Agricole Mutuels (C.E.C.A.M.)
Financement des Greniers Communs Villageois

Les Caisses d'Epargne et de Credit Agricole Mutuels (C.E.C.A.M.) de Madadagascar, avec un réseau de 158 caisses locales reparties dans huit regions, et plus de 47.000 sociétaires, majoritairement paysans, confirment leur rôle de moteur de l'économie rurale. En 2002, elles ont distribué plus de 43 milliards de Fmg de crédit et leurs prévisions dépassent 55 milliards Fmg pour 2003. Ces crédits financent diverses activités en milieu rural : agriculture, élevage, commerce, artisanat, transport, services, etc. Les récoltes de mars 2003 s'annoncent abondantes, grâce à des précipitations qui favorisent les cultures pluviales. Pour éviter aux paysans de vendre ces récoltes à bas prix, les C.E.C.A.M. renforcent leur offre de financement du stockage, à travers les Greniers Communs Villageois (GCV). Ainsi, les paysans restent propriétaires de leurs récoltes. A partir d'octobre, ils pourront vendre à meilleur prix ou utiliser les stocks pour leurs semis ou leur consommation. Pour financer cette campagne de stockage des récoltes, les C.E.CA.M. lancent une opération de mobilisation de l'épargne à des conditions exceptionnelles. Elles proposent des contrats de Dépôts à Terme rémunérés à un taux annuel minimum de 8% et pouvant aller jusqu'à 12% pour les gros montants. Ces contrats peuvent être souscrits de février à juin 2003, avec des échéances d'au moins trois mois. Les conditions de rémunération pourront être négociées pour les dépôts supérieurs à 500 millions de Fmg dont les échéances seront comprises entre le 1er octobre et le 30 décembre 2003. Les C.E.C.A.M. offrent toutes les garanties que l'épargnant est en droit d'attendre : le Réseau CECAM est agréé par la Banque Centrale de Madagascar (Commission de Supervision Bancaire et Financière). Il dispose de ressources longues prêtées par le Trésor Public et des soutiens des bailleurs de fonds (Union Européenne et Agence Française de Développement). Ses comptes sont audités et certifiés sans réserve. Son organe central, UNICECAM, a confié un mandat de gestion à un opérateur international, ICAR, associant FERT et la Caisse Régionale de Crédit Agricole Mutuel du Nord Est (Reims, France), membre du plus grand groupe bancaire français, le Crédit Agricole.

Caisses d'Epargne et de Crédit Agricole Mutuels
Lot 22 A 35 - rue Benyowski - Tsarasaotra - 110 ANTSIRABE 
Tél (20) 44.487.05 ou 496.54 
Fax (20) 44.497.09 
E-mail : icar@dts.mg
Association ICAR (Internationale de Credit Agricole et Rural)
Delegation à Madagascar - BP 372 - ANTSIRABE 110 - MADAGASCAR
Telephone : (+261.20) 44.497.08 ou 44.496.54
Telecopie : (+261.20) 44.497.09

Microfinance
Un atelier sur les crédits ruraux

(Antananarivo, 30 janvier 2003 – MATERA) – Un atelier sur les crédits ruraux se tient dans la capitale du 28 au 30 janvier 2003. L'objectif est d'améliorer l'accès à la microfinance en milieu rural. Cet atelier se penche sur la vulgarisation de la microfinance et les voies et moyens pour faciliter l'accès des pauvres aux produits de la microfinance. Cette rencontre de tous les acteurs de ce secteur permet aussi aux participants d'exposer leurs problèmes afin de dégager une stratégie pour y remédier. Des responsables des institutions de microfinance expliquent aux participants les procédures pour accéder aux crédits. Ils les informent sur les antennes et les responsables à contacter, les délais de remboursement, etc.  A Madagascar, la microfinance touche moins de 4% de la population concernée, dont notamment la population rurale. Son taux de pénétration est de 2,6% en 2000, contre moins de 1% avant 1990. Les institutions de microfinance regroupent près de 93.000 membres dont 36% de femmes. Dans la même période, le volume d'épargne collectée est passé de 1 à 17 milliards de Fmg (1 euro = 6.800 FMG). Ce qui donne une hausse de 1.598 % (source : ministère de l'Economie, des Finances et du Budget).


UNION DES COMORES 

La Fédération Anjouanaise des Droits de l'Homme (F.A.D.H.) est parvenue à se doter d’un siège grâce à la subvention du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, dans le cadre du projet A.C.T. “Ce siège va servir de Centre des Droits de l’Homme en matière d’éducation, de formation, de documentation et d’information à l’endroit des citoyens de toute catégorie socioprofessionnelle confondue” a déclaré Allaoui Mohamed Allaoui, président de la F.A.D.H., lots de l'inauguration de ce siège. La F.AD.H. est une ONG de defense des droits humains créée le 29 août 1998 qui a pour mission de promouvoir, de protéger et de défendre les droits de l’homme. Apolitique, elle lance cependant “un appel pressant  aux autorités de l’Union des Comores et aux autorites des îles autonomes de N’Gazidja, de N’Dzouani et de Moheli pour dépasser  les positions extrêmistes et pour faire preuve de civisme pour l’intérêt supérieur de la nation comorienne afin que les Comores gagnent la confiance de la communaute  internationale pour qu’elle puisse relancer l’économie et stabiliser la vie socio-politique”. Notons par ailleurs que la F.A.D.H. a été désigné comme point focal de l’Union européenne dans le cadre de la coopération décentralisée.  


AFRIQUE 

Développement local
En 2002, le SEL a finance trois projets par mois

213 000 euros, c’est le montant des dons que l’association Service d’entraide et de liaison (S.E.L.) a accordés à 40 projets dans les pays pauvres. L’Afrique reste la priorité de cette ONG dont les donateurs se répartissent entre la France, la Belgique et la Suisse. Avec 30.000 euros, le Burkina Faso est le premier bénéficiaire sur le continent africain. S.E.L. y a financé des élevages de porcs et de bœufs, des forages de puits et des pompes, ainsi qu’un programme de reboisement. Les autres pays africains bénéficiaires sont le Rwanda, le Burundi, le Congo, le Tchad, le Niger, l’Angola, le Cameroun et Madagascar.


MAURICE

Environnement
Charte Naïade/AHRIM

Une charte de l’Environnement pour le tourisme a été signée entre le groupe Naïde Resorts et l’Association des Hôteliers et des Restaurateurs de l’Ile Maurice (AHRIM). A travers cette charte, les établissements hôtelliers du groupe Naïade s’engagent dans la protection de l’environnement. La Charte a été mise en place par l’AHRIM avec le concours du ministère de l'Environnement et le Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD). Le principal objectif de la Charte est d’assurer un développement touristique durable à travers des techniques de gestion pour la protection de l'environnement.


SEYCHELLES

A Lenstiti Kreol
Atelier de réflexion artistes et artisans

Artistes et artisans se sont retrouvés, à Lenstiti Kreol, pour un atelier de réflexion organisé à l'initiative du ministère de l'Industrie et des Investissements Internationaux en collaboration avec le Ministère du Gouvernement Local, des Sports et de la Culture. Cette 1ère rencontre suivie attentivement par la Présidente du Conseil National des Arts, Marie-Antoinette Alexis, avait pour but de réfléchir sur la place de l'artisanat et de l'expression artistique dans la société seychelloise. Il était destiné principalement aux artistes et artisans qui souhaitent créer des objets et des formes et vivre de leurs productions. Il concernait également un artisanat de création relatif à l'utilisation des matériaux locaux. Michel Delotter, conseiller technique et expert en bois, a expliqué que cette rencontre était motivée par le fait que le secteur de l'artisanat du bois a régressé depuis quelques années. Une régression qui s'explique, selon lui, par la dégradation des conditions de travail, le manque de matériel, des outillages et équipements. “De ce fait, les artisans abandonnent ou s'orientent vers des productions à réaliser avec peu de moyens”. Pour l'expert français, en général, les artisans n'ont pas de culture artistique et sont isolés du milieu de la création. “Combien d'artisans présents ont fait Art et design? Que deviennent les jeunes qui terminent cette formation ? Combien d'artisans ont fait des formations à l'étranger”, s'est-il demandé. Les participants ont évoqué le statut des artistes/artisans, l'artisanat d'art, la notion de métier d'art, (plasticiens, sculpteurs), les modes de production, le marché de l'art, la protection de la propriété intellectuelle, etc. Michel Delotter espère clarifier la différence entre artiste ou artisan d'art et encourager un rapprochement entre l'artisanat et le milieu artistique et culturel. Il compte également mettre en place une collaboration artistes/artisans afin de produire des objets présentant une valeur artistique et porteurs d'identité.



Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de l’Océan Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources Ville et Hauts est celui du développement local, de la coopération régionale associative et du développement durable.

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Le bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”


Directeurs de la publication :

Françoise Wong-Pin, Directrice du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de la F.C.O.I.

Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique

Comité de Rédaction :

Réunion : Paul Hoarau, Françoise Wong-Pin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana


Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez  contacter :
Agence Presse Océan Indien - E-mail  : matera@guetali.fr

Cette publication a été réalisée grâce à la participation du Fonds Social Européen.

 

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