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Commerce
équitable
Certification internationale de la Fairtrade Labelling
Organization
800.000
familles de cultivateurs et d’ouvriers d’Afrique, d’Asie
et d’Amérique latine bénéficient de la certification
internationale ISO 65, propre au commerce équitable.
L’initiative de ce label revient à la Fairtrade Labelling
Organization (FLO), dont le secrétariat est basé à Bonn,
en Allemagne. Cette certification garantit aux consommateurs
des pays riches qui achètent ces produits que les
conditions de production et de rémunération des
travailleurs sont exemptes de reproche. Par exemple, les
fabricants doivent garantir à leurs ouvriers des salaires décents,
la liberté syndicale, des conditions de travail respectant
un minimum d’hygiène et de sécurité… Les négociants,
eux, doivent payer aux agriculteurs un prix leur permettant
de couvrir les frais de production et d’assurer leur
subsistance. Enfin, il existe des normes spécifiques à
chaque produit basées notamment sur la qualité et le
respect de l’environnement. Le système de certification
ISO 65 concerne principalement des produits alimentaires
bruts ou transformés dont le sucre, les bananes, le café,
le thé, le cacao, les jus de fruits, le miel et le riz. Il
est validé dans 14 pays d’Europe et d’Amérique du
Nord auxquels s’ajoute le Japon. Pour délivrer son
cachet, la FLO travaille avec un réseau d’inspecteurs indépendants
qui visitent régulièrement toutes les exploitations (300 organisations
de production dans 40 pays), ainsi que les bureaux des
négociants. Au-delà de la certification, ces inspecteurs
analysent les marchés et aident les producteurs du Sud à bâtir
une politique de marketing conforme aux attentes des
consommateurs du Nord. L’action de la FLO, qui permet de
rassurer les consommateurs sur la notion de "commerce
équitable", lui a valu le dernier Prix du roi Baudouin
de Belgique, doté d’un chèque de 150.000 euros qui
sera remis en mai prochain à Bruxelles. (MFI, le
14 mars
2003)
Mondialisation
Transfert d'emplois vers les pays émergents
588.000 emplois
seront perdus par les Etats-Unis d’ici à 2005 au profit
des pays émergents comme l’Inde, la Chine, les
Philippines, la Corée, le Mexique, le Maroc, Maurice ou
Madagascar. Conséquence directe de la mondialisation, les délocalisations
d’emplois s’accélèrent. Phénomène nouveau, il ne
s’agit plus seulement des emplois de sous-traitance dits
"emplois tournevis",
mais de postes qualifiés : développement de
logiciels, architecture, expertise financière et même
recherche et développement. La tendance ira en
s’accentuant. En 2015, estime la société d’études américaine
Forrester Research, ce sont 3,3 millions d’emplois
qui auront "migré" vers les pays émergents.
(MFI, le 14
mars 2003)
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Lecture
publique
L’engagement de la Fondation Hachette et de Trait d'union
France-Madagascar
La Fondation Hachette,
en collaboration avec le Service de coopération et d'action
culturelle (Scac) de l'ambassade de France et l'association
"Trait d'union France-Madagascar", va créer vingt
centres de lecture, d'information et de culture dans les
principales villes de Madagascar. Coût de l’opération
qui s’étalera sur deux ans :
60.000 euros. La Fondation Hachette fournira
notamment les fonds documentaires, les matériels
d’animations et soutiendra les
initiatives originales dans le domaine de l'animation
culturelle. L’association "Trait d'union
France-Madagascar" apportera une partie des fonds
bibliothécaires du Clic ; elle s’est en effet spécialisée
dans la récupération des stocks de
livres invendus auprès des éditeurs. Contact :
www.fondation-hachette.org
Contre la famine
dans le Sud
Solidarité interne !
Les 12 et 13 avril 2003
, un téléthon organisé au Palais des Sports d’Antananarivo
à l’initiative du ministère de la population a permis de
recueillir la somme de 50.000 euros environ. Ces fonds
seront utilisés pour venir en aide à quelque 600.000
personnes menacées de famine dans le sud de la Grande Ile.
Des opérations du même genre se dérouleront dans
d’autre villes. Un compte a également été spécialement
ouvert pour cette opération : BTM BOA Antaninarenina
(compte n° 05000/1560030008)
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| RODRIGUES |
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Syndicalisme
La R.P.S.W.U. s'engage dans le développement
social et économique
Dans le cadre de
l'autonomie, Rodrigues structure encore
plus sa société civile déjà bien organisée. A
l'issue d'un récent atelier de travail organisé
par la Rodrigues Public Service Workers Union (R.P.S.W.U.),
en collaboration avec la Fondation Friedrich Ebert
Stiffung et la Mauritius Labour Congress, un
certain nombre de résolutions ont été prises.
Et notamment de soutenir la création d'un Comité
économique et social car, “dans la perspective
de la globalisation, la participation de chaque
partenaire de développement semble être
indispensable”. D'autre part, les participants
au séminaire seront appelés à mutualiser leurs
expériences dans le cadre de l'ouverture
programmée du centre pour l'éducation des
travailleurs. Enfin, l'atelier s'est prononcé
pour l'engagement des organisations syndicales, à
travers la formation et l'information, dans
la lutte contre l'alcoolisme et le sida
“qui empêchent les travailleurs de donner le
meilleur d'eux mêmes”.
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| LA
REUNION |
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Vie associative
Le G.I.P.H. rassemble 820 personnes handicapées
pour une meilleure mobilité
Depuis
1976, Le Groupement pour l'insertion des personnes
handicapées (G.I.P.H.) se bat pour développer la
mobilité des personnes handicapées. Ses 810 adhérents
ont bénéficié, l'année dernière, de 107.000
courses en mini-bus. Une augmentation de 30 % par
rapport à 2001 qui montre combien les personnes
handicapées, pour peu qu'on leur en donne les
moyens, aspirent à se déplacer dans le confort
et la sécurité. C'est pour améliorer cette
mobilité que le G.I.P.H. a développé l'année
dernière un service qui a réalisé 220
accompagnements pour une meilleure prise en charge
de la personne handicapée. Cependant, le G.I.P.H.
qui a redressé sa situation financière est
aujourd'hui confronté, comme beaucoup
d'associations, à la question de la pérennisation
des emplois aidés par l'Etat. Lesquels permettent
de rendre un meilleur service aux
adhérents de l'association
Economie sociale et solidaire
Les associations montrent leur
savoir-faire
Le
Mouvement des chômeurs Panonnais (Bas-Panon est
une petite ville de l'Est de l'île), très engagé
dans la lutte contre le chômage, organisait le
week-end dernier une kermesse de l'économie
sociale et solidaire. Un week-end consacré à la
valorisation des savoir-faire qui se développent
dans le cadre de ce secteur de l'économie non
marchande. Vendredi 28 mars 2003 était consacré
à la réflexion et au débat au cours desquels se
trouvaient l'emploi et la volonté de bon nombre
de jeunes d'en finir avec le chômage et
l'exclusion. Il a été évoqué l'union des
associations pour fédérer les énergies, la création
d'un fond de solidarité ouvert aux associations
en difficulté et la révision de certains modes
de financement. Les associations de l'économie
sociale et solidaire interviennent dans des
secteurs où l'économie marchande ne s'exprime
pas ou très peu pour des raisons de non
rentabilité : défense de l'environnement, aides
à la famille et aux personnes, sport et
culture... Elle est, comme l'a souligné Jocelyne
Lauret, vice-présidente de la Région Réunion
financeur notamment des emplois verts, “très
importante pour l'île” et permet de satisfaire
des besoins, tout en constituant un gisement de
nouveaux emplois.
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| SEYCHELLES |
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Francophonie
Les anciens parlementaires forment leur
association
Une
Association des anciens parlementaires des
Seychelles vient de se constituer à l'initiative
de l'Assemblée nationale et à la demande de
l'Association des anciens parlementaires
francophones. Le but de la nouvelle association
est, entre autres, d'unir tous les anciens
parlementaires attachés à la défense des intérêts
de la Nation dans une même démarche de défense
de la démocratie et de la défense des intérêts
moraux et matériels des anciens parlementaires.
L'association s'engage aussi à défendre et à
promouvoir les intérêts de l'espace francophone.
A peine formée l'association est invitée à
participer à l'assemblée constitutive de
l'Association internationale des anciens
parlementaires francophones prévue à Paris le 25
avril prochain dans les locaux du Palais Bourbon où
siège l'Assemblée nationale française.
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| UNION
DES COMORES |
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Déclaration de
la Fédération Comorienne des Droits de l'Homme
La crise persiste !
Dans une déclaration
en date du 14 avril 2003, la Fédération Comorienne des Droits de l'Homme (F.C.D.H.),
sous la signature de son président Ahmed Mohamed Allaoui, s'inquiète de la
situation dans l'Union des Comores et lance un appel à la communauté
internationale.
“Cela
fait un an que les exécutifs des Iles Autonomes et de
l'Union des Comores ont été
mis en place dans le but de mettre un terme à la
crise comorienne qui a trop duré.
Or, force est de constater avec amertume que la crise
persiste encore par un manque de volonté politique de
sortir de cette impasse mettant en cause les Accords de
Fomboni du 17 février 2001 et ceux de Paris novembre 2002,
sous prétexte de conflit de compétences entre les pouvoirs
concernés.
Cette situation d'incompréhension engendre des conséquences
fâcheuses mettant en péril les perspectives d'avenir de
l'archipel des Comores, tant sur le plan politique, économique
que social.
Sur le plan politique
-
La pérennisation d'une instabilité politique qui pourrait
entraîner le retour du mercenariat ;
- la prolifération permanente des atteintes graves aux
Droits de l'Homme et aux libertés démocratiques
(suspension de la Justice à Anjouan, détention du ministre
de l'Intérieur de l'Ile Autonome de la Grande Comore,
monsieur Cheik Ali Bacar sans procédure judiciaire...) ;
- la dégradation de l'image des Comores vis à vis de la
Communauté Internationale.
Sur
le plan économique
-
les indicateurs économiques du pays sont au rouge. Ce qui
accentue la pauvreté, la misère et la montée
exponentielle du coût de la vie ;
- absence d'une politique économique et de développement
durable ;
- suspension des investissements et des appuis
internationaux en faveur des Comores.
Sur
le plan social
-
l'éternisation de la crise d'identité et de méfiance
entre les Comoriens ;
- la montée vertigineuse de la délinquance juvénile
,
- la dégradation des services sociaux de base (éducation,
santé... ).
Face
à cette situation de crise persistance, la F.C.D.H.
:
-
Lance un vibrant appel à la conscience nationale et plus
particulièrement à la classe politique dirigeante pour dépasser
leurs intérêts partisans et pour faire preuve de
patriotisme et de civisme dans l'intérêt général de la
nation pour éviter l'abandon fatal du pays par la communauté
internationale. Le peuple comorien, dans son ensemble rend
responsable les autorités politiques de l'Union comme
celles des Iles Autonomes sur le devenir de l'archipel qui
risquerait de connaître la "somalisation" comme
l'a souligné l'Ambassadeur de France aux Comores dans le
Journal ALFAJR N° 39/40 du 15 mars 2003.
2 -Demande à la Communauté Internationale de multiplier
les pressions auprès des autorités concernées pour
parachever le processus en cours notamment l'organisation
des élections législatives libres, démocratiques et
transparentes qui définiront les compétences de chacun des
pouvoirs avec l'implication effective de la société civile
dans tout le processus électoral, seul gage de la reconquête
de la confiance vis-à-vis de la communauté internationale
et de la relance économique du pays”.
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| MAURICE |
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37ème Congrès régional
du Lions Club
Lutter contre la cécité et la toxicomanie
Le
37ème Congrès régional du Lions Club s’est déroulé les
vendredi 4 et samedi 5 avril 2003 à Maurice Une vingtaine de
clubs de l’Afrique de l’Est et du Sud-Ouest de l'Océan
Indien, sur un total de 35 clubs, étaient représentés
(Madagascar, Mayotte, La Réunion, Maurice, Rodrigues et
Djibouti ). Les débats ont permis une large information sur
les activités et les réalisations du Lions Club. Les clubs
de la région sont intervenus, à partir du fonds de la
Fondation Internationale des Lions Club, dans les domaines de
la lutte contre la cécité et la toxicomanie. Ils sont également
venus aide aux victimes de catastrophes naturelles. Les
congressistes ont enfin défini les objectifs pour l'année
qui vient. les motions et résolutions du congrès seront présentées
au congrès multidistrict 403 qui se tiendra fin avril à
Libreville, au Gabon.
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Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de
l’Océan Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources
Ville et Hauts est celui du développement local, de la coopération
régionale associative et du développement durable.
• Vous
voulez parler de vos activités, nos colonnes vous sont
ouvertes -
Envoyez vos informations à matera@guetali.fr
• Vous voulez que des organisations amies reçoivent
ce journal, vous pouvez soit leur
transmettre ce numéro, soit nous communiquer leurs
coordonnées
• Vous voulez vous désabonner, prière de nous le
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Le
bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”
Directeurs de la publication :
Françoise Wong-Pin, Directrice du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de
la F.C.O.I.
Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique
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Comité
de Rédaction :
Réunion : Paul Hoarau,
Françoise Wong-Pin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana
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Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez
contacter :
Agence
Presse Océan Indien - E-mail : matera@guetali.fr
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Cette
publication a été réalisée grâce à la participation du
Fonds Social Européen.
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