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Solidarité
indianocéanique
La plate-forme régionale de l'Océan Indien renforce son
action
Les
représentants de la Croix Rouge et du Croissant des îles du
Sud-Ouest de l'Océan Indien se sont réunis le vendredi 18
avril 2003 à Saint-Denis, en présence du Préfet, M.
Gonthier Friederici. Ils ont fait le point sur l'action de la
Plate-forme Régionale de l'Océan Indien (P.I.R.O.I.) mise en
place en avril 2000 par ces mêmes représentants de
Madagascar, de Maurice, de Mayotte, de La Réunion, des
Seychelles et de l'Union des Comores. Une expérience jugée
satisfaisante et pouvant, selon les propos de l'un des
participants, être considérée comme un projet-pilote. Une
nouvelle convention complétant celle d'avril 2000 a été
signée. La
P.I.R.O.I., depuis sa création en avril 2000, est intervenue
huit fois en urgence à l'occasion de cyclones, d'inondations,
d'éruptions volcaniques, mais aussi lors d'une épidémie de
choléra. Au total, près de trois cents personnes ont
participé à ces actions, 22 tonnes de matériel ont été
acheminées et 60.000 personnes ont bénéficié directement
de ces actions. La P.I.R.O.I. s'est également investie dans
la formation de personnes désignées par chacune des sociétés
nationales afin de renforcer les capacités de ces sociétés
face aux catastrophes naturelles et aux épidémies.
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Contre
la pauvreté
Débats autour du document de stratégie pour la réduction de
la pauvreté
Après
avoir présidé une cérémonie d'investiture de députés
dans la ville de Toamasina (Est), le 17 avril, le Premier
ministre Jacques Sylla a participé à un atelier de travail
sur la mise en œuvre du DSRP (Document de stratégie pour la
réduction de la pauvreté). Autorités locales et opérateurs
économiques ont été conviés à ce débat qui a permis de
recueillir les doléances des uns et des autres dans le
contexte actuel de reprise économique. Avant cette rencontre
de Toamasina, c'est le président de la République, trois
jours auparavant, qui avait conduit des entrevues de ce genre
dans la ville d'Antsirabe, la deuxième ville du pays. L'élaboration
de la version finale du D.S.R.P. se poursuit ainsi. Ce
document, bien qu'il ne prévoit que des programmes socio-économiques
sur trois ans, vise, on le sait, à réduire de moitié la
pauvreté à Madagascar d'ici dix ans.
Famine
dans le Sud
L'objectif est atteint pour le Téléthon
Contrairement
à ce que certains pensent, l'objectif du Téléthon du 12 et
13 avril dernier pour porter secours aux gens du Sud, est
atteint. A part la somme et les chèques totalisant 340
millions de FMG (1 euro = 6.900 FMG), les organisateurs ont également
collecté des dons en nature dont 17 tonnes de riz, 1.600
bouteilles d'eau de l'entreprise agroalimentaire Tiko, etc.
L'objectif était de collecter 500 millions de FMG de dons en
nature et en argent. Le ministère de la population, principal
organisateur du Téléthon explique qu'avec les dons en
nature, la collecte peut dépasser les 500 millions de FMG.
Ils seront acheminés vers les 34 communes frappées par la
famine ou "kere" dans le Sud du pays. Plusieurs
comités dont un comité central s'occupent de la gestion de
ces dons. Le samedi 12 avril, le Président de la République
a donné l'exemple en versant en son nom personnel un chèque
de 100 millions de FMG. Il
espère qu'il n'y aura plus de famine l'année
prochaine. Le Sud est souvent frappé par ce fléau récurent
suite à la sécheresse.
Après le Téléthon, la réception des dons en nature et en
argent continue au ministère de la population Les donateurs
peuvent aussi verser leur contribution au compte bancaire
ouvert auprès de la BTM-BOA à Antaninarenina dans la
capitale, compte, n° 05000/1560030008/(clé RIB 47)
Littérature
Les citoyens peuvent-ils changer l'économie ?
Commerce
équitable, finance solidaire, investissement socialement
responsable, consommation engagée : ces formes récentes dans
l'économie ont pour ambition d'en changer les pratiques, dans
le sens d'un développement plus respectueux de l'humain et de
son environnement, de l'intérêt général, de la
transparence, de la qualité... Au-delà de l'enthousiasme qui
en résulte chez les promoteurs de cette économie nouvelle,
et des jugements sévères qu'ils ne se privent pas d'adresser
à l'économie conventionnelle, y-a-t-il une place pour un débat
équilibré et responsable sur les performances des formes économiques
"différentes", et les conditions de leur changement
d'échelle ?
La
réponse est positive, si les uns (acteurs de l'économie
dominante) et les autres (tenants de l'économie solidaire et
alternative) respectent leurs différences et acceptent -
pourquoi pas dans un esprit de réciprocité ! - de confronter
leurs points de vue et analyses. Ce dossier nous offre un débat
d'une grande nouveauté et d'une grande qualité. Pour la
première fois en France, des professionnels et militants de
l'économie citoyenne échangent avec des économistes qui n'étaient
pas forcément acquis à leurs thèses.
Collectif
"engagements citoyens dans l'économie". Actes du
colloque tenu à Paris le 14 mars 2002
Editions
Charles Léopold Mayer
38, rue Saint-Sabin
75011 France
Tél 33 (0)1 48 06 48 86
Fax : 33 (0)1 48 06 94 86
Email
: diffusion@fph.fr
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| LA
REUNION |
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Développement
local
“Développement
urbain raisonné : de l'île de La Réunion à l'Océan
Indien”
Les
Dialogues pour le Progrès de l'Humanité (D.P.H.)
dont fait partie le Centre de Ressources Ville et
Hauts, sont une sorte de confédération de réseaux
et d'initiatives associés, qui implique
l'acceptation par chaque membre d'utiliser une
discipline de travail commune permettant
d'interconnecter les mémoires associatives. Le réseau
est actuellement présent dans une trentaine de pays
et ses membres (associations/Ong, secteur
public et parapublic, centres de recherche, cabinets
de consultants, bureaux d'études....) sont engagés
dans différents domaines : habitat, agriculture,
urbanisme, construction de la paix, analyse des filières
de la drogue, production de droit, communication
populaire, lutte contre l'exclusion, environnement,
innovation technique,
création d'entreprises, éducation,
relations interculturelles....). Son bulletin vient
de publier une fiche sur “Développement urbain
raisonné : de l'île de La Réunion à l'Océan
Indien” que nous publions ci-dessous.
Ancienne
colonie française et Département d'Outre-Mer
depuis 1946, l'île de la Réunion connaît un
accroissement démographique rapide depuis les années
1960. Exode rural, extension de quartiers
insalubres, amplification du chômage, destruction
des paysages ont conduit l'Etat et les élus locaux,
dans les années 70, à mettre en place des
politiques de développement économique et social.
Mais malgré ces interventions, l'habitat continue
à se développer de façon anarchique
il devient bientôt évident qu'il faut
penser l'aménagement du territoire de façon
globale et non cloisonnée.
A partir de 1994, des sessions de formation et des
échanges entre acteurs des "Hauts" (zone
de montagne) et des "Bas" (zone littorale)
sont favorisés grâce aux crédits publics. Pour
renforcer cette stratégie, un centre documentaire
sur la ville et l'aménagement du territoire est créé
en 1995, puis en 1998 est lancée la revue AKOZ, "les
cahiers réunionnais des acteurs du développement",
pour capitaliser les réflexions de ces acteurs.
Les idées et les analyses foisonnent mais ne
parviennent pas à déboucher sur un projet de développement
cohérent.
Le
réseau Dph
Le
réseau Dph intervient à partir de cette époque.
Son objectif sera de faciliter cette réflexion
collective et de mettre en cohérence les approches
nouvellement inventées à travers une meilleure
formulation et une meilleure circulation des expériences
locales. C'est en 1998 qu'un premier contact est établi
entre la FPH et La Réunion. Au sein de la Délégation
interministérielle et régionale de la Ville (DIV),
Catherine Foret anime un programme de formation à
l'échange d'expériences destiné à des chefs de
projets et des agents du développement local. Ces
derniers se' réunissent tous les trois ans pour
capitaliser leurs expériences mais, malgré une
volonté d'agir en commun, l'absence d'une méthodologie
se lait ressentir.
En mai 1991, la DIV organise les "Rencontres
Ville Réunion", conférence au cours de
laquelle Pierre Calame, directeur de la FPH
intervient sur le thème des échelles de la
gouvernance, l'articulation du local et du global.
En octobre 1998, une première session de formation
de 5 jours, animée par Vladimir Ugarte et Dasa
Radovic de la FPH, permet aux acteurs de faire
connaissance avec la méthode Dph : définition des
objectifs, sélection d'expériences en fonction des
objectifs, entretiens croisés, rédaction de
fiches, déduction des idées force, analyse, réécriture
des fiches, identification des thèmes, etc. Le
noyau constitué est composé d'une vingtaine de
représentants d'associations d'éducation populaire
mais aussi d'institutions publiques. Cette session
conduit également les participants à réfléchir
à la constitution d'un réseau local d'échanges
d'expériences en fonction des grands défis à
relever dans les domaines du développement urbain
et rural. Sur le plan technique, le logiciel Dph est
installé au Centre de Ressources politiques de la
ville/Aménagement des Hauts et 5 personnes sont formées
pendant deux jours à l'utilisation de ce logiciel.
Autour
de l'Indianocéanité
A
partir de 1999, le groupe informel constitué décide
d'avancer dans cette stratégie en dehors de tout
soutien ou financement officiel. Poursuivre la mise
au point des fiches élaborées pendant la formation
d'octobre 98, en produire de nouvelles, parvenir
à créer une banque locale des expériences de développement
et préciser peu à peu les conditions de
fonctionnement et de structuration d'un réseau sont
les objectifs qu'il se fixe. Ces agents de développement
se réunissent tous les 2 mois, avec l'accord tacite
de leur institution, mais sans protocole d'accord écrit.
L'envoi des invitations et des comptes-rendus est
assuré à tour de rôle par chacun, sur des sites
à chaque fois différents. Afin d'élargir
progressivement le réseau d'acteurs impliqués dans
la démarche, une deuxième session de formation est
organisée en mai 1999 par deux membres du groupe
initial. Elle permet de former 10 personnes supplémentaires.
Mais produire "un projet réunionnais de
développement" est un objectif très
ambitieux pour des bénévoles. Malgré cela, le
groupe réussit à porter le projet jusqu'aux
institutions, afin que la qualification mutuelle
soit reconnue au même titre que des formations plus
classiques. L'organisme de formation IRTS (Institut
Régional de formation des Travailleurs Sociaux)
sollicite des financements publics pour produire une
cinquantaine de fiches.
Le réseau local se structure et passe donc à la
deuxième étape : relier ses expériences avec
celles des autres îles de l'Océan Indien.
L'atelier Grand Ilet, organisé en novembre 1999 par
la FPH, la Fondation de France et la Fondation
communautaire de l'Océan Indien, élargit le réseau
aux acteurs des îles voisines. Cet atelier
rassemble 35 agents de développement autour du
concept d'"indianocéanité" : les outils
et les méthodes Dph permettent d'élaborer un
projet commun dans une perspective de renforcement
de la coopération Sud-Sud.
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Commentaire
Plus
que des institutions, ce sont d'abord des individus
qui s'impliquent bénévolement dans Dph. Pour les Réunionnais,
deux principes ont régi la conception de ce réseau
d'une part, un réseau n'existe que quand il y a
activité de ses membres; d'autre part, un réseau
n'a pas de centre affiché mais des ressources et
des compétences en partage. Ces deux principes ont
pour corollaire le besoin d'une visibilité totale
des règles du jeu pour l'ensemble.
Deux pratiques de Dph se sont développées avec le
temps : un ensemble d'activités endogènes
comprenant l'auto-formation, l'auto-évaluation, la
capitalisation, et d'autres, plus "exogènes,
impliquant la mutualisation et la construction d'échanges
entre praticiens.
Cependant, d'après l'évaluation d'Emmanuel
Soufflin, "le réseau donne l'impression d'être
tiraillé entre plusieurs thématiques et objectifs
: faire des fiches, faire du réseau, travailler à
l'échelle indianocéanique, répondre aux enjeux
locaux, dépasser l'engagement
institutionnel..." C'est pour cela que dans les
années à venir, le réseau souhaite expérimenter
l'efficacité de l'action Dph autour des questions
plus précisément sociales et économiques
travail et économie sociale, lien social,
action et insertion sociale, etc.
La
lettre de Dialogues pour le Progrès de l 'Humanité
Dph-info@webdph.net
Ceno@webdph.net
www.webdph.net
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| MAURICE |
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Mauritius
Council of Social Services
Hommage
aux 56 centenaires de l'île
"Un
visage, un sourire, une vie… Cent ans ". Tel est le
titre d'un ouvrage publié par le Mauritius Council of Social
Services (MACOSS) sur les 56 centenaires que compte le pays à
ce jour. A travers cette publication, le MACOSS a tenu à
rendre hommage à ces hommes et femmes qui ont contribué au développement
de Maurice. Cette publication met en avant les témoignages de
ces descendants directs de travailleurs engagés, ou encore
d'esclaves ou de colons qui ont vécu les temps forts de
l'histoire de Maurice et du monde, à l'exemple des deux
guerres mondiales.
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Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de
l’Océan Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources
Ville et Hauts est celui du développement local, de la coopération
régionale associative et du développement durable.
• Vous
voulez parler de vos activités, nos colonnes vous sont
ouvertes -
Envoyez vos informations à matera@guetali.fr
• Vous voulez que des organisations amies reçoivent
ce journal, vous pouvez soit leur
transmettre ce numéro, soit nous communiquer leurs
coordonnées
• Vous voulez vous désabonner, prière de nous le
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Le
bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”
Directeurs de la publication :
Françoise Wong-Pin, Directrice du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de
la F.C.O.I.
Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique
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Comité
de Rédaction :
Réunion : Paul Hoarau, Françoise Wong-Pin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana
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Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez
contacter :
Agence
Presse Océan Indien - E-mail : matera@guetali.fr
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Cette
publication a été réalisée grâce à la participation du
Fonds Social Européen.
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