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Echo-Développement
La Lettre de liaison des agents de développement de l'Océan Indien

35 - août  2003

OCEAN INDIEN

Rapport mondial de l’indice sur le développement humain
Situation contrastée dans la région

Dans le classement mondial de l’indice de développement humain durable établi par le P.N.U.D., Madagascar se classe à la 149ème place, dans le groupe des 50 pays, le moins développés. . L’Union des Comores est pointée dans la catégorie des pays à développement moyen à la 134e place. Maurice est classée 62ème, derrière les Seychelles. Ce classement qui concerne 175 pays  prend en compte un certain nombre de critères comme le Produit intérieur brut, le taux de scolarisation, la qualité du service de santé, la répartition des richesses... Ainsi, pour l’Union des Comores, “la crise politique et institutionnelle et ses conséquences dans les domaines de l'économie, l'éducation et la santé, explique la persistance du faible développement humain aux Comores entre 1995 et 2001", indique le rapport mondial sur le développement humain 2003.


MADAGASCAR

Association Girard et Robic (A.G.R.),
Au service des malades indigents

L’Association Girard et Robic (A.G.R.), a été créée en 1991 pour aider au fonctionnement du Centre Hospitalier de Soavinandriana. Son activité se développe autour de quatre axes.

L’action sociale en faveur des démunis. A Madagascar, les frais d’hospitalisation sont à la charge des malades. A.G.R. participe leur prise en charge pour les démunis et indigents. En 2002, AGR a coordonné les hospitalisations des indigents dans le cadre du projet “hospitalisation mères-enfants” d’un collectif de 30 Ongs/associations qui s’occupent des sans domicile fixe. Ce programme prend en charge une vingtaine de patients/mois. Une activité financée  par la Mission de coopération française (350 millions fmg) et par le Japon (150 millions fmg). L'AGR prend en charge 5% des frais d'hospitalisation et les différentes ONG 25%, Dans l'état actuel, ce programme aura épuisé ce financement à la fin de l'année 2003. Nous sommes donc à la recherche de nouveaux financements pour la pérennisation de cette action.

Formation des jeunes médecins : A.G.R. a financé durant l’an 2002, 12 bourses annuelles reconductibles un an pour  permettre aux bénévoles de continuer à travailler au sein des services clés de l’hôpital tout en se présentant aux concours de spécialité. Ces 12 médecins assure le fonctionnement du dispensaire mis en place vers le mois de juin sur financement d’une entreprise privée.

Fonctionnement du Centre Hospitalier de Soavinandriana à travers la réception, le tri et la distribution des médicaments et des matériels et consommables collectés à l’étranger. Un local et un employé sont dédiés à la distribution de ces médicaments réservés aux patients en difficulté financière.

A.G.R. organise et coordonne les évacuations sanitaires. Ces dernières sont réglées par les assurances des patients et permettent de dégager une trésorerie pour le fonctionnement de l'association. Les frais de fonctionnement sont essentiellement constitués par les indemnités allouées aux 12 médecins de l'association ainsi qu’à la secrétaire et au préparateur en pharmacie Toutes ces actions nécessitent des financements. A.G.R. sollicite de l’aide de tous pour continuer d’œuvrer pour la santé de la population des Malgaches.

ASSOCIATION GIRARD et ROBIC (AGR) 
BP 06 bis Anatananarivo
Tél : 00 261 20 22 418 21
Courriel :
bobville@dts.mg

r.villeneuve@blueline.mg
agr@simicro.mg 


PÊCHE

Accords Afrique-U.E.

Coalition pour des accords de pêche équitable (C.A.P.E.) :  “Des accords commerciaux, pas  de développement”

Le conseil européen de la pêche a adopté  un texte qui remplace les accords de pêche avec les pays africains par des "accords de partenariat". Aux yeux des Ongs, ce changement reste à l'avantage des Européens.  Les accords de pêche sont nés pour répondre à un besoin européen : obtenir le droit d’aller pêcher dans les eaux des pays du Sud en échange d’une compensation financière. Ces accords ont été souvent critiqués. En Afrique, les pêcheurs côtiers y voient une concurrence qui menace leur survie.

Du côté de la Direction Générale (européenne) Pêche, qui négocie les accords, on estime que cette critique est dépassée. Pour Stephanos Samaras, qui dirige l’Unité chargée des accords bilatéraux, “un des critères fondamentaux est que les accords ne portent pas atteinte à la petite pêche côtière ; nous éloignons notre flotte des zones où cette pêche à lieu”. Du côté de la Coalition pour des accords de pêche équitable (Cape – Bruxelles), on ne manque cependant pas d’exemples de navires européens pêchant très près des côtes, détruisant des filets ou même, dans des cas extrêmes, entrant en collision avec des pirogues de pêcheurs artisans.

En Europe aussi, les accords sont parfois critiqués, notamment parce que la contrepartie n’est pas clairement basée sur la valeur des prises mais ne correspond pas non plus exactement à une aide au développement d’actions ciblées dans les pays.

La Commission européenne parle maintenant d’“accords de partenariat dans le domaine de la pêche”. Selon Jacques Prade, responsable de la pêche à la DG Développement, “c’est un signal qui va dans un sens favorable au développement des pays concernés, ce qui, notamment, exclut des accords de pêche portant sur des espèces déjà surexploitées”. L’accent est mis sur la durabilité des pêcheries. Mais les associations de pêcheurs et les Ongs réunies dans la Cape sont plus sceptiques. Pour Béatrice Gorez, responsable de ce collectif, “le texte est assez positif, mais reste général. On y trouve peu de concret. Et de toute façon, il s’agit toujours d’accords commerciaux autour de la pêche, pas d’accords de développement”.

Elle ajoute : “On parle beaucoup de l’accès européen aux zones africaines de pêche, mais pas d’accès des produits africains de la pêche au marché européen”. Et de citer l’exemple des Seychelles : le thon pêché là-bas par des bateaux européens entre sans problème sur le marché des Quinze, alors que le même thon pêché par des Seychellois est refusé parce qu’il contiendrait trop de cadmium. La mer a de ces mystères…


FRANCE

Solidarité
Les fondations d’entreprises s’éveillent à l’international

Les entreprises françaises ne sont pas les reines du mécénat humanitaire, ni du mécénat tout court. Seules 2000 d’entre elles ont des actions de mécénat pour un budget global de 643 millions d’euros. Les groupes français réservent encore très peu de moyens aux actions de solidarité internationale, préférant se faire remarquer dans leur proche environnement. Résultat : l’international ne représente que 4 % des actions de solidarité, selon les chiffres de l’Admical, l’association qui fédère les mécènes.

Mais les entreprises tricolores sont de plus en plus nombreuses à s’intéresser au Tiers-Monde. “Alors que les dix dernières années avaient été marquées par un recentrage du mécénat de solidarité sur l’Hexagone, il semble que l’action internationale reprenne, se structure davantage au travers d’ONG ”, peut-on lire dans le dernier rapport de l’Admical. C’est que le public est de plus en plus sensible aux problèmes internationaux. Les  fondations créées au départ pour la France étendent donc leurs actions à l’international.

Ainsi, la fondation du Crédit coopératif de France aide plusieurs pays africains à créer des caisses d’épargne accessibles aux populations les plus pauvres ; la fondation du groupe hôtelier Accor, bien implanté en Afrique, finance des rénovations d’écoles, organise des journées portes ouvertes au profit des enfants, les laissant patauger dans ses luxueuses piscines et leur servant des repas ; la fondation Novartis France participe à des actions facilitant l’accès des populations pauvres aux soins élémentaires ; Air France s’active en Asie et en Afrique dans les domaines de l’enfance maltraitée ou déshérités...

Les entreprises sont de plus en nombreuses à associer leurs propres salariés à ces initiatives. Certains y consacrent une partie de leur temps de loisir. D’autres sont autorisés par leur employeur à faire du mécénat sur leur temps de travail.

Admical
16, rue Girardon
75018 Paris
Tél : 0142552001
Fax : 0142557132

Courriel :
jmpautras@admical.org

nsauvanet@admical.org



Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de l’Océan Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources Ville et Hauts est celui du développement local, de la coopération régionale associative et du développement durable.

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Le bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”


Directeurs de la publication :

Françoise Wong-Pin, Directrice du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de la F.C.O.I.

Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique

Comité de Rédaction :

Réunion : Paul Hoarau, Françoise Wong-Pin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana


Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez  contacter :
Agence Presse Océan Indien - E-mail  : matera@guetali.fr

Cette publication a été réalisée grâce à la participation du Fonds Social Européen.

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