|
Rapport
mondial de l’indice sur le développement humain
Situation contrastée dans la région
Dans
le classement mondial de l’indice de développement humain
durable établi par le P.N.U.D., Madagascar se classe à la 149ème
place, dans le groupe des 50 pays, le moins développés. .
L’Union des Comores est pointée dans la catégorie des pays
à développement moyen à la 134e place. Maurice est classée
62ème, derrière les Seychelles. Ce classement qui concerne
175 pays prend en compte un certain nombre de critères comme le
Produit intérieur brut, le taux de scolarisation, la qualité
du service de santé, la répartition des richesses... Ainsi,
pour l’Union des Comores, “la crise politique et
institutionnelle et ses conséquences dans les domaines de l'économie,
l'éducation et la santé, explique la persistance du faible développement
humain aux Comores entre 1995 et 2001", indique le
rapport mondial sur le développement humain 2003. |
|
Association Girard et Robic (A.G.R.),
Au service des malades indigents
L’Association Girard et Robic (A.G.R.),
a été créée en 1991 pour aider au fonctionnement du Centre
Hospitalier de Soavinandriana. Son activité se développe
autour de quatre axes.
L’action sociale en faveur des démunis. A Madagascar, les frais d’hospitalisation sont à la
charge des malades. A.G.R. participe leur prise en charge pour
les démunis et indigents. En 2002, AGR a coordonné les
hospitalisations des indigents dans le cadre du projet
“hospitalisation mères-enfants” d’un collectif de 30
Ongs/associations qui s’occupent des sans domicile fixe. Ce
programme prend en charge une vingtaine de patients/mois. Une
activité financée par
la Mission de coopération française (350 millions fmg) et
par le Japon (150 millions fmg). L'AGR prend en charge 5% des
frais d'hospitalisation et les différentes ONG 25%, Dans l'état
actuel, ce programme aura épuisé ce financement à la fin de
l'année 2003. Nous sommes donc à la recherche de nouveaux
financements pour la pérennisation de cette action.
Formation des jeunes médecins
: A.G.R. a financé durant l’an 2002, 12 bourses annuelles
reconductibles un an pour
permettre aux bénévoles de continuer à travailler au
sein des services clés de l’hôpital tout en se présentant
aux concours de spécialité. Ces 12 médecins assure le
fonctionnement du dispensaire mis en place vers le mois de
juin sur financement d’une entreprise privée.
Fonctionnement du Centre
Hospitalier de Soavinandriana à travers la réception, le tri
et la distribution des médicaments et des matériels et
consommables collectés à l’étranger. Un local et un
employé sont dédiés à la distribution de ces médicaments
réservés aux patients en difficulté financière.
A.G.R. organise et coordonne les évacuations
sanitaires. Ces dernières sont réglées par les assurances des
patients et permettent de dégager une trésorerie pour le
fonctionnement de l'association. Les frais de fonctionnement
sont essentiellement constitués par les indemnités allouées
aux 12 médecins de l'association ainsi qu’à la secrétaire
et au préparateur en pharmacie Toutes ces actions nécessitent
des financements. A.G.R. sollicite de l’aide de tous pour
continuer d’œuvrer pour la santé de la population des
Malgaches.
ASSOCIATION GIRARD et ROBIC (AGR)
BP 06 bis Anatananarivo
Tél : 00 261 20 22 418 21
Courriel :
bobville@dts.mg
r.villeneuve@blueline.mg
agr@simicro.mg |
| PÊCHE |
|
|
Accords Afrique-U.E.
Coalition pour des accords de pêche
équitable (C.A.P.E.) :
“Des accords commerciaux, pas
de développement”
Le conseil européen de la pêche a adopté
un texte qui remplace les accords de pêche
avec les pays africains par des "accords de
partenariat". Aux yeux des Ongs, ce changement
reste à l'avantage des Européens.
Les accords de pêche sont nés pour répondre
à un besoin européen : obtenir le droit d’aller
pêcher dans les eaux des pays du Sud en échange
d’une compensation financière. Ces accords ont été
souvent critiqués. En Afrique, les pêcheurs côtiers
y voient une concurrence qui menace leur survie.
Du côté de la Direction Générale (européenne) Pêche,
qui négocie les accords, on estime que cette
critique est dépassée. Pour Stephanos Samaras, qui
dirige l’Unité chargée des accords bilatéraux,
“un des critères fondamentaux est que les accords
ne portent pas atteinte à la petite pêche côtière
; nous éloignons notre flotte des zones où cette pêche
à lieu”. Du côté de la Coalition pour des
accords de pêche équitable (Cape – Bruxelles),
on ne manque cependant pas d’exemples de navires
européens pêchant très près des côtes, détruisant
des filets ou même, dans des cas extrêmes, entrant
en collision avec des pirogues de pêcheurs
artisans.
En Europe aussi, les accords sont parfois critiqués,
notamment parce que la contrepartie n’est pas
clairement basée sur la valeur des prises mais ne
correspond pas non plus exactement à une aide au développement
d’actions ciblées dans les pays.
La Commission européenne parle maintenant
d’“accords de partenariat dans le domaine de la
pêche”. Selon Jacques Prade, responsable de la pêche
à la DG Développement, “c’est un signal qui va
dans un sens favorable au développement des pays
concernés, ce qui, notamment, exclut des accords de
pêche portant sur des espèces déjà surexploitées”.
L’accent est mis sur la durabilité des pêcheries.
Mais les associations de pêcheurs et les Ongs réunies
dans la Cape sont plus sceptiques. Pour Béatrice
Gorez, responsable de ce collectif, “le texte est
assez positif, mais reste général. On y trouve peu
de concret. Et de toute façon, il s’agit toujours
d’accords commerciaux autour de la pêche, pas
d’accords de développement”.
Elle ajoute : “On parle beaucoup de l’accès européen aux zones
africaines de pêche, mais pas d’accès des
produits africains de la pêche au marché européen”.
Et de citer l’exemple des Seychelles : le thon pêché
là-bas par des bateaux européens entre sans problème
sur le marché des Quinze, alors que le même thon pêché
par des Seychellois est refusé parce qu’il
contiendrait trop de cadmium. La mer a de ces mystères… |
|
|
| FRANCE |
|
|
Solidarité
Les fondations d’entreprises s’éveillent à
l’international
Les
entreprises françaises ne sont pas les reines du mécénat
humanitaire, ni du mécénat tout court. Seules 2000
d’entre elles ont des actions de mécénat pour un
budget global de 643 millions d’euros. Les
groupes français réservent encore très peu de
moyens aux actions de solidarité internationale, préférant
se faire remarquer dans leur proche environnement. Résultat :
l’international ne représente que 4 % des
actions de solidarité, selon les chiffres de l’Admical,
l’association qui fédère les mécènes.
Mais les entreprises tricolores sont de plus en plus
nombreuses à s’intéresser au Tiers-Monde.
“Alors que les dix dernières années avaient été
marquées par un recentrage du mécénat de
solidarité sur l’Hexagone, il semble que
l’action internationale reprenne, se structure
davantage au travers d’ONG ”, peut-on lire
dans le dernier rapport de l’Admical. C’est que
le public est de plus en plus sensible aux problèmes
internationaux. Les
fondations créées au départ pour la France
étendent donc leurs actions à l’international.
Ainsi, la fondation du Crédit coopératif de France
aide plusieurs pays africains à créer des caisses
d’épargne accessibles aux populations les plus
pauvres ; la fondation du groupe hôtelier Accor,
bien implanté en Afrique, finance des rénovations
d’écoles, organise des journées portes ouvertes
au profit des enfants, les laissant patauger dans
ses luxueuses piscines et leur servant des repas ;
la fondation Novartis France participe à des
actions facilitant l’accès des populations
pauvres aux soins élémentaires ; Air France
s’active en Asie et en Afrique dans les domaines
de l’enfance maltraitée ou déshérités...
Les entreprises sont de plus en nombreuses à
associer leurs propres salariés à ces initiatives.
Certains y consacrent une partie de leur temps de
loisir. D’autres sont autorisés par leur
employeur à faire du mécénat sur leur temps de
travail.
Admical
16, rue Girardon
75018 Paris
Tél : 0142552001
Fax : 0142557132
Courriel :
jmpautras@admical.org
nsauvanet@admical.org |
|
|
|
Ce bulletin édité par la Fédération Communautaire de l’Océan
Indien (F.C.O.I.) et Le centre de ressources Ville et Hauts
est celui du développement local, de la coopération régionale
associative et du développement durable.
• Vous
voulez parler de vos activités, nos colonnes vous sont
ouvertes -
Envoyez vos informations à matera@guetali.fr
• Vous voulez que des organisations amies reçoivent ce
journal, vous pouvez soit leur
transmettre ce numéro, soit nous communiquer leurs
coordonnées
• Vous voulez vous désabonner, prière de nous le
faire savoir
|
|
|
Le
bulletin de Liaison des acteurs du développement
de l’Océan Indien “ Echo-Développement ”
Directeurs de la publication :
Françoise Wong-Pin, Directrice du Centre de Ressources
Paul Hoarau, Président de
la F.C.O.I.
Ce bulletin de liaison est diffusé via courrier électronique
|
Comité
de Rédaction :
Réunion : Paul Hoarau, Françoise Wong-Pin
Maurice : Ram Nookadee
Comores : Sitti Tafridja Sambaouma
Mayotte : Saïd Omar Oili
Seychelles : Mira Savy
Rodrigues : Ruy Karl Allas
Madagascar : Jean-Michel Razafindramanana
|
|
Si vous souhaitez en être destinataire, veuillez
contacter :
Agence
Presse Océan Indien - E-mail : matera@guetali.fr
|
|

|
Cette
publication a été réalisée grâce à la participation du
Fonds Social Européen.
|
|