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Sida
Atelier de travail pour les journalistes de la région
Le
taux de prévalence du Sida est de 0,08 à Maurice, de 0,12
aux Comores et à La Réunion et de 0,015 pour la Grande Ile.
Dans le cadre d'un protocole d'accord signé en 2002 entre la
Commission de l'Océan Indien (C.O.I.) et l'Organisation des
Nations Unies contre le Sida (Onusida), trois journalistes de
chacun des pays membre de la C.O.I. ont participé à un
atelier de travail de trois jours au siège de La C.O.I.
“Notre but est de mettre en place un groupe thématique régional
sur le Sida”, a déclaré Wilfrid Bertile, secrétaire général
de la C.O.I. “C'est
un message qui va au-delà de l'éducation que nous voulons
faire passer aux journalistes. Un débat public est important
et la presse peut évidemment influencer les opinions
politique et publique", a souligné Rose Gakuba, représentante
du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
Les journalistes des Etats membres de la C.O.I. ont notamment
décidé :
- de constituer une plateforme d'échanges d'opinions et d'idées
pour soutenir l'initiative de la C.O.I. contre le Vih/Sida
;
- d’identifier et de faire partager les bonnes pratiques de
la lutte ;
- de renforcer les capacités et former des journalistes
;
- de développer une stratégie globale de communication dans
la zone ;
- de contribuer à la lutte contre la pauvreté et la
discrimination sexuelle et les autres facteurs de vulnérabilité,
vecteurs de la propagation de la maladie.
Session extraordinaire du Conseil
des ministres au Comores
La C.O.I. prend sa place dans le concert mondial
A l’issue de sa session
extraordinaire, les 30 et 31 octobre 2003 à Moroni, le
Conseil des ministres de la C.O.I. a décidé de signer le Mémorandum
d’entente du plan régional de lutte contre le déversement
des hydrocarbures, selon la version proposée à l’issue de
ses travaux. Il s’est prononcé pour la localisation du
Centre régional de coordination du plan régional de lutte
contre le déversement des hydrocarbures à Madagascar.
Le Conseil des ministres a demandé que les formations soient
organisées dans les différents pays en fonction des
besoins.
La C.O.I. a été désignée comme structure régionale de
coordination dans le cadre du Plan d’Action de la Barbade.
Le Conseil des ministres s’est réjoui du rôle
international confié à la C.O.I. par l’O.N.U. comme
structure de coordination (mécanisme intérimaire régional)
des petits Etats insulaires de la Méditerranée (Malte et
Chypre), de l’Atlantique (Cap-Vert, Guinée-Bissau, Sao-Tomé
et Principe), de l’océan Indien (Union des Comores,
Maurice, Seychelles, Maldives, Bahrein) et du Sud de la mer de
Chine (Singapour). Il
a donné un avis favorable à cette désignation. Les coûts
des travaux en cours sont supportés par les organisations du
système des Nations Unies, mais à terme cette orientation
forte de la C.O.I. devra être intégrée dans les
orientations stratégiques de l’organisation.
Le Conseil des Ministres a pris acte des grandes lignes de ce
rapport d’étape. Il a adopté une note de cadrage
concernant les travaux de ce Comité.
Le Conseil des Ministres, dans la perspective de la tenue à
brève échéance du prochain Sommet des Chefs d’Etat ou de
Gouvernement, a arrêté les points proposés à l’ordre du
jour du Sommet parmi lesquels le développement de la pêche,
le terrorisme et le trafic des stupéfiants. Il a également
adopté une déclaration (voir ci-dessous).
Le Conseil des Ministres s’est prononcé favorablement sur
ce projet, étant entendu que s’agissant de la France/Réunion,
celle-ci fera connaître ultérieurement les modalités de son
association au projet.
Le Conseil des Ministres s’est prononcé favorablement sur
la mise en œuvre d’un projet financé par la France de
renforcement des capacités des Etats membres de la C.O.I.
dans le domaine de l’urgence et de la lutte contre le Sida
et a décidé de sa mise en œuvre, dans le prolongement de sa
décision favorable du Conseil des 12 et 13 février 2003.
Déclaration des Etats membres de
la C.O.I.
Un succès pour l’esprit indianocéanique
Les Etats membres de la C.O.I. réunis
à Moroni les 30 et 31 octobre 2003 remercient Son Excellence,
Monsieur Azali Assoumani, Président de l’Union des Comores
pour la chaleur de l’accueil réservé à cette session
extraordinaire du Conseil des ministres et la qualité de la
préparation et de la conclusion des travaux de la présidence
comorienne, avec l’appui du Secrétaire Général, M.
Wilfrid Bertile.
Cette session constitue un succès pour l’esprit indianocéanique
permettant notamment de progresser sur trois
points importants :
- adoption d’un plan régional de lutte contre les déversements
d’hydrocarbures en mer ;
- renforcement du secrétariat général ;
- préparation du sommet des Chefs d’Etat ou de
Gouvernement.
Cette session a également été l’occasion pour les Etats
membres d’exprimer leur solidarité à l’égard de l’Union
des Comores. A cet égard, les Etats membres souhaitent
marquer leur pleine confiance dans l’issue positive du
dialogue entre l’Union et les îles autonomes pour achever
rapidement le processus de Fomboni.
Ils se félicitent, à ce titre, de la décision prise par les
partenaires des Comores réunis à Paris, le 23 octobre,
d’appuyer la médiation sud-africaine au nom de l’Union
africaine et d’envisager
la création d’un fonds fiduciaire destiné, en cas
d’accord entre l’Union et les îles autonomes, à
:
- soutenir la finalisation et le fonctionnement des
institutions constitutionnelles pendant la période restant à
courir jusqu’à l’achèvement du processus de Fomboni
;
- appuyer l’organisation des élections législatives
;
- combattre la pauvreté et à favoriser le développement des
Comores à l’issue du processus de Fomboni.
Après le succès de cette session extraordinaire, le Conseil des
ministres se réunira en session normale, à nouveau aux
Comores, début 2004, sous la présidence de l’Union des
Comores, pour prendre les décisions qui assurent le renouveau
de la C.O.I. le renforcement et le renouvellement du Secrétariat
général et la tenue à brève échéance du prochain Sommet
des Chefs d’Etat ou de Gouvernement. |