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Août 2005
Septembre 2005
Version télématique

 Nouvelle série - N° 11 

UNIVERSITE DE L'OCEAN INDIEN
UNIVERSITY OF THE INDIAN OCEAN


Edito 
La transition vers un nouveau réseau

Nous avons devant nous un défi majeur. Celui d’assurer le transfert de l’association UOI vers un nouveau réseau C’est une responsabilité qu’il nous incombe de relever au moment où la 

coopération régionale universitaire et de recherche, dans le Sud-ouest de l’Océan Indien est à la croisée des chemins et doit entamer une évolution forte souhaitée notamment par les dirigeants des pays de la Commission de l’Océan Indien. Fort heureusement nous savons pouvoir compter sur nos collègues du Conseil d’administration de l’U.O.I. et sur l’ensemble de la communauté universitaire indiaocéanique.
Le Conseil des ministres de la Commission de l’Océan Indien (C.O.I.) et le Sommet des Chefs d’Etat de juin dernier ont réaffirmé avec force la nécessité  du renforcement de la coopération régionale universitaire et de recherche. Une nouvelle réunion du Comité de réflexion élargi comprenant des représentants des universités et d’autres acteurs de la région sera organisée avant la fin de l'année 2005. 
Ces derniers devront approfondir l’idée d’un Réseau des établissements universitaires et de recherche des pays de la C.O.I. Lequel devra privilégier la coopération en matière de recherche, le soutien à la formation, la collaboration et les échanges, ainsi que la mobilité des étudiants, des chercheurs et des enseignants.
Nous devons donc réfléchir au transfert des réseaux fonctionnant au sein de l’association U.O.I. vers la structure qui les prendra en charge au 1er janvier prochain. Cette structure  semble définie aujourd’hui comme un réseau des établissements universitaires et de recherche des pays de la C.O.I. placé sous la responsabilité du secrétariat de la C.O.I,
Ces réseaux devraient se multiplier et les institutions membres se les approprier davantage, puisque  disposant des compétences requises pour assurer leur fonctionnement de manière autonome. Cela exige une plus grande implication des institutions membres et des bailleurs de fonds dans le développement de la coopération universitaire et de recherche. Elles en ont les ressources et la volonté, attestées par des décennies de coopération, avant même que naisse l’idée d’une Université de l’Océan Indien.  Des coordonnateurs pourraient être désignés par  chaque institution pour suivre les dossiers.
Notre Conseil d’administration et notre Secrétariat exécutif devront, dans les mois qui viennent, faciliter ce transfert et expédier les affaires courantes de l’association des institutions d’enseignement supérieur et de recherche des pays de la C.O.I. - U.O.I. qui cédera la place, au 1er janvier prochain à la nouvelle structure.  Je compte beaucoup sur mes collègues,  chefs des établissements d’enseignements supérieurs et de recherche.

Pr Indur Fagoonee
Président de l’U.O.I.


Au Sommet des Chefs d’Etat ou de Gouvernement... 
Un affichage fort de l’intérêt de la coopération régionale universitaire

Les membres du Conseil d’administration réunis le 18 avril 2005 à La Réunion ont examiné les premières suggestions du Comité de réflexion sur l’avenir institutionnel de l’U.O.I. Ils ont donné leur accord à la mise en place d’un Consortium d’établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique piloté par un Comité de direction.
A l’issue d’un débat, il a été retenu  que la représentation institutionnelle au Comité de direction pourrait être décidée par chaque pays, sur des critères à définir au niveau de chaque pays.
L’existence d’un secrétariat permanent, en dépit des réserves d’un certain nombre d’administrateurs, n’a pas été retenue malgré son utilité évidente en termes d’animation et de gestion du réseau. A défaut, la mise à disposition d’une secrétaire à temps partiel auprès de la C.O.I. pourrait être envisagée.
Les membres du Conseil d’administration ont insisté sur la nécessité de définir clairement les critères d’éligibilité des projets et d’assurer  l’information de manière transparente pour éviter la rétention de cette dernière. Ils ont retenu le label U.O.I. quelle que soit la forme d’organisation finalement retenue. Mais la décision, jugée politique, sera soumise à l’examen du Conseil de la C.O.I. 
Les membres du conseil d’administration ont approuvé, à l’unanimité, les  comptes 2004. Un bilan budgétaire intermédiaire pour 2005 a été présenté aux membres du Conseil d’administration. Ces derniers ont proposé la révision du budget pour permettre la mise en œuvre d’activités et pour préparer la clôture de l’association induite par la mise en place d’un Consortium d’établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. 
Enfin, il sera nécessaire de réunir une dernière fois, sur deux jours vers octobre 2005, le Conseil d’administration et deux assemblées générales (ordinaire et extraordinaire) pour établir le bilan et dissoudre l’association.


T.I.C. et T.I.C.E.
Création d’une école d’ingénieurs de l’Océan Indien

Dans le cadre de l’Université de la Communication de l’Océan Indien (U.C.O.I) qui s’est déroulée du 7 au 10 juin 2005, à Saint-Paul de La Réunion a été créée une école d’ingénieur en Technologies d’information et de communication (T.I.C.) à vocation régionale. L’idée est née au sein du réseau des T.I.C./T.I.C.E. de l’Université de l’Océan Indien (U.O.I.). Un accord de principe de la mise en place de cette école d’ingénieurs en T.I.C. a été signé par les représentants des universités de Fianarantsoa, de La Réunion et de Maurice. Le projet a l’aval du ministère français de l’Education nationale et les élus de la Région Réunion  ont déjà validé une convention entre la Région Réunion, l’Université et le Groupe des Ecoles des Télécommunications (G.E.T.) dans laquelle il est spécifié que ce dernier apportera son concours pour la finalisation du projet sur le plan de l’organisation, du statut, de la pédagogie et de la recherche.  
Cette école d’ingénieurs délivrera un diplôme valable en France, à Madagascar et à Maurice. Le recrutement dont les modalités restent à définir pourrait s’effectuer au niveau HSC + 3 à Maurice et à Bac + 2 à Madagascar et à La Réunion. La formation est prévue sur trois ans. La première année se déroulera au sein des trois universités signataires, en faisant appel à des échanges pédagogiques et à l’enseignement à distance. Les cours des deux autres années seront dispensés à La Réunion. La mise en place d’une telle structure permettra de former des jeunes venant des pays de la C.O.I. dans un secteur en pleine expansion


IIe Conférence internationale de Barcelone sur l’enseignement supérieur
Le financement des universités

La IIe conférence internationale de Barcelone sur l’enseignement supérieur se tiendra à l’Université Polytechnique de Catalogne, du 30 novembre au 2 décembre 2005, sur le thème du financement des universités. L'objectif de la conférence internationale est de promouvoir le partage et l’échange  entre cadres dirigeants des universités et experts en enseignement supérieur du monde entier. Avec cette Conférence, la GUNI exposera les activités de son calendrier 2005. Elle présentera le Rapport mondial sur l’enseignement supérieur : le financement des universités, premier rapport d’une série sur l’engagement social, ainsi que les vingt meilleures politiques universitaires en matière de financement, détectées par l’Observatoire des meilleures pratiques universitaires dans le cours de l’année.La IIe conférence internationale de Barcelone sur l’enseignement supérieur se tiendra à l’Université Polytechnique de Catalogne, du 30 novembre au 2 décembre 2005, sur le thème du financement des universités. L'objectif de la conférence internationale est de promouvoir le partage et l’échange  entre cadres dirigeants des universités et experts en enseignement supérieur du monde entier. Avec cette Conférence, la GUNI exposera les activités de son calendrier 2005. Elle présentera le Rapport mondial sur l’enseignement supérieur : le financement des universités, premier rapport d’une série sur l’engagement social, ainsi que les vingt meilleures politiques universitaires en matière de financement, détectées par l’Observatoire des meilleures pratiques universitaires dans le cours de l’année.


Atelier scientifique sur " les recherches en génie énergétique et génie de l'environnement " 
Dans les îles du Sud Ouest de l'Océan Indien

Un atelier scientifique sur " les recherches en génie énergétique et génie de l'environnement " dans les îles du Sud Ouest de l'Océan Indien s’est déroulé  les 7 et 8  juillet 2005 au campus universitaire d'Ambohitsaina 
(Antananarivo). Cet atelier a réuni une trentaine de chercheurs de la région membres du laboratoire réseau Energie/Environnement (LRGE2) coordonné par le Professeur Jean - Claude Gatina de l'Université de La Réunion.
Durant ces deux jours, les membres du réseau et les experts associés aux activités du laboratoire réseau ont planché sur les nouvelles méthodologies et outils de modélisation, d'expérimentation et d'analyse en génie de  l'Environnement ; le génie énergétique : la maîtrise de l'énergie dans 
l'habitat, l'énergie solaire, E.N.R. ; le génie de l'environnement : assainissement et traitement des eaux usées, problématique des déchets solides, revalorisation énergétique des déchets. Cette action financée par l'Union Européenne (Interreg III Feder) et la Région Réunion a été initiée par l'Université de l'Océan Indien (U.O.I.) dans le cadre de son programme de renforcement des capacités de ses réseaux thématiques et institutionnels.
C’est la première action de renforcement de la capacité du réseau LRGE2  qui compte trois autres actions : 3ème Journée de la recherche à La Réunion ; encadrement de jeunes chercheurs malgaches sur cette thématique avec mobilité vers le laboratoire de l’Université de La Réunion ; publication d’intérêt régionale, y compris lettre télématique du réseau   


Université des Comores 
Un établissement qui s’affirme 

L'Université Des Comores (U.D.C.) vient d’adhérer à l’Association des institutions d’enseignement supérieur et de recherche des pays de la C.O.I. - U.O.I. et joue un rôle actif dans la réforme en cours du statut de l’Université de l’Océan Indien. La mise en réseau en réseau de l’U.O.I. permettra d’ailleurs, selon la déclaration finale du 3ème Sommet des chefs d’Etat ou de Gouvernement des pays de la Commission de l’Océan Indien “notamment d’accompagner le développement de la jeune université des Comores”. 
L’U.D.C. a été créée par une ordonnance du 8 septembre 2003. 
C’est un Établissement public à caractère scientifique, culturel jouissant d'une autonomie administrative et financière. Elle a trois principales missions, définies et arrêtées du 26 au 28 août 2003, lors de la tenue de l'atelier national sur l'élaboration d'une politique de l'Enseignement Supérieur, la Formation professionnelle et technique et de la Recherche :
- Promouvoir un enseignement et une recherche qui intègrent l'ensemble des valeurs de la civilisation comorienne tout en répondant aux besoins de la population en matière de développement socio-économique et culturel -  
- Faciliter le transfert des nouvelles technologies par des programmes de formation permanents et de valorisation des ressources humaines, dans le cadre de la stratégie nationale de développement et de réduction de la pauvreté.
- Contribuer efficacement à l'insertion des Comores dans la communauté scientifique internationale en encourageant, entre autres, les accords et les échanges inter-universitaires.
Elle est composée de quatre facultés : Lettres et Sciences humaines, Droit et Sciences Économiques,  Sciences et Techniques et Faculté Imamou Chafiou. Mais aussi de deux instituts :Institut de Formation à l'Enseignement et à la Recherche en Éducation (I.F.E.R.E.) et Institut Universitaire de Technologie (I.U.T.) et de l'Ecole de Médecine et de Santé Publique (E.M.S.P.).
Malgré de nombreuses critiques au départ : mauvais état de l’enseignement primaire et secondaire, qualification des professeurs, mode de financement (taxe sur le kilo de riz)... elle semble aujourd’hui s’affirmer et a accueilli à la dernière rentrée scolaire 78 % des bacheliers. 
L’U.O.I. a mené plusieurs actions de renforcement des capacités de l’U.D.C., notamment dans le domaine des T.I.C. /T.I.C.E.


Université de Maurice 
Des états généraux pour un plan quinquennal stratégique 

Du 13 au 17 juin 2005, à l’initiative du nouveau vice-chancelier, le professeur Indur Fagoonee, l'Université de Maurice a tenu des états généraux qui doivent déboucher sur un nouveau plan quinquennal stratégique. Ils ont rassemblé le personnel académique, les étudiants, les responsables de la société civile, les représentants socio-économiques du pays. Le débat a porté sur le savoir-faire, les ressources humaines et financières, la bonne gouvernance, la culture de qualité, le développement de la recherche, la contribution de l'université aux enjeux nationaux, la participation de la société civile ainsi que sur le rôle fédérateur de l'université. L'Université de Maurice a été créée en 1965 en qualité d'institution tournée essentiellement vers le développement. Depuis, elle a connu diverses évolutions. elle comprend aujourd'hui cinq facultés : agriculture, génie, droit et gestion, sciences, études sociales et humanités, et plusieurs Centres à missions spécifiques, dont le Centre de campus virtuel, le Centre pour le développement professionnel et de formation à vie, pour ne citer que ceux là.


Réunions de l'Association internationale des universités à Alexandrie 
L’enseignement supérieur au-delà des frontières  

L'Association internationale des universités (A.I.U.) organisera à la Bibliotheca Alexandrina, en Égypte, les 14 et 15 novembre 2005, la première réunion mondiale des associations d'universités, en collaboration avec l'Académie arabe des sciences, des techniques et du transport maritime. Cette assemblée réunira les représentants d'associations nationales, régionales et internationales d'universités et de conférences de recteurs et de présidents d'universités. Elle s'interrogera sur le rôle que ces instances peuvent jouer pour s'assurer que le développement de l'enseignement supérieur au-delà des frontières ait un impact positif. Les participants seront appelés à approfondir la compréhension de ce phénomène et à définir un plan d'action commun. 
La Conférence internationale de l'A.I.U. qui se déroulera parallèlement les 15 et 16 novembre concentrera sa réflexion sur les établissements d'enseignements supérieurs comme acteurs principaux de l'éducation au-delà des frontières. Qui sont les acteurs majeurs de cette tendance grandissante de l'éducation internationale ? Comment ce phénomène évolue-t-il dans le monde ? Comment cela s'inscrit-il dans les politiques des mobilités étudiantes et quel en est l'impact au niveau des pays d'accueil ? Ce sont quelques-unes des questions dont débattront les représentants des universités et des établissements d'enseignement supérieur lors de cette conférence internationale. 


Soutenance de thèses à l’Université de La Réunion

• "Extraction Sans Solvant Assistée par Micro-ondes - Conception et Application à l'extraction des huiles essentielles"
Marie Elisabeth Lucchesi a soutenu, le 13 juillet 2005, dans l'amphithéâtre Charpak de la Faculté des sciences et technologies, une thèse de doctorat en chimie, intitulée "Extraction Sans Solvant Assistée par Micro-ondes - Conception et Application à l'extraction des huiles essentielles"
• "Dynamique et génétique des populations d'insectes vecteurs. Les stomoxes, Stomoxys calcitrans et Stomoxys niger niger dans les élevages bovins réunionnais"
Jérémie Gilles a soutenu, le 1er juillet 2005 dans l’amphithéâtre Charpak de la Faculté des sciences et technologies, une thèse de doctorat en biologie des populations et des écosystèmes, intitulée : "Dynamique et génétique des populations d'insectes vecteurs. Les stomoxes, Stomoxys calcitrans et Stomoxys niger niger dans les élevages bovins réunionnais".


 Pour tous renseignements, s'adresser au Secrétariat exécutif de l'Association des Institutions d'Enseignement Supérieur et de Recherche des pays de la C.O.I.


Université de l'Océan Indien
Campus universitaire du Moufia
15, avenue René Cassin - B.P. 7151
97 715 Saint-Denis Messag Cedex 9
Tél. : 0262 93 85 93 - Fax : 0262 93 85 98
courriel : uoi@univ-reunion.fr
htpp//www.univ-reunion.fr/uoi/


UNIVERSITE DE L'OCEAN INDIEN
UNIVERSITY OF THE INDIAN OCEAN

Directrice de publication :  
Masséande Allaoui

Rédaction/Maquette/Expédition :
Presse Océan Indien
korailoi@wanadoo.fr
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