|
Le laboratoire-réseau
’Energie/environnement’’
Une cinquantaine de
chercheurs en réseau
Le laboratoire-réseau
‘’Energie/environnement’’ pilote, dans le cadre de
l’Université de l’Océan Indien (U.O.I.), toutes les
actions de formation, de recherche et d’échanges dans ce
domaine, en partenariat avec les universités de Madagascar,
de Maurice et de La Réunion. Il regroupe plus d’une
cinquantaine de chercheurs dont une vingtaine de Réunionnais
et une vingtaine de Malgaches, et un maximum
d’institutions : les universités de Fianarantsoa, de
Diego-Suarez, de Majunga, d’Antananarivo, le Centre
national de documentation et de recherche scientifique
(CNDRS Comores), l’Université de Maurice et l’Université
de La Réunion.
Formation
Trois formations sont actuellement initiées dans le cadre
du réseau.
• EPEE, (Economie et Planification en
Energie et Environnement) pilotée par l’université
d’Antananarivo. Une formation ouverte aux publics de la
zone qui accueille principalement des Comoriens, des
Malgaches et des Mauriciens.
• DUMSEE, (Diplôme Universitaire en maîtrise des
systèmes en Energie et environnement) une formation couplée
avec le DEA ‘’Mécanique/énergie’’, co-habilité au
niveau de l’Université de La Réunion, l’INPL de Nançy
et l’Université Joseph Fourrier de Nancy. Le recrutement
s’effectue à Bac + 5. Deux doctorants suivent
actuellement cette formation qui permet la maîtrise des
outils de modélisation, d’instrumentation et d’analyse
des systèmes complexes et correspond à une interaction
recherche académique/bureau d’études.
• DUMEE (Diplôme Universitaire en Maitrîse de l’Energie
et de l’Environnement) est une formation dont le
recrutement s’effectue au niveau de Bac + 3. Elle est
couplée avec la licence professionnelle de Génie civil et
environnement habilitée au niveau de l’IUT de Saint
Pierre. Cette formation initiée par l’Université de La Réunion
réserve un quota de cinq à dix étudiants venus de la zone
dont cinq bénéficient d’une bourse.
Les formations s’inscrivent dans l’action de l’U.O.I.
et résultent de la réponse à un appel d’offres de l’A.U.F.
Recherche
Dans le cadre du laboratoire-réseau
‘’Energie/environnement’’, les échanges de
chercheurs se font essentiellement dans le cadre des
doctorats. Ces trois dernière années, deux étudiants ont
rédigé et soutenu leurs thèses ; deux autres les ont rédigées
et sont en attente de les soutenir ; un est en cours de préparation
et quatre autres démarrent cette année.
“Nous allons solliciter la Région-Réunion pour deux
bourses dans le cadre de la coopération régionale.
Jusqu’à ce jour les bourses étaient octroyées dans le
cadre des actions de l’UOI, du FADES et du ministère de
la coopération française”, note Jean-Claude Gatina,
responsable du Laboratoire-Réseau LRGE.
Actuellement le DEA ‘’Mécanique/énergie’’
accueille trois étudiants venus de la zone sur des bourses
AUPELF. Leur inscription en DEA à l’Université de La Réunion
leur permet de postuler plus facilement à des bourses au
titre de la coopération régionale.
Thématiques de recherche
Les thématiques de recherche ont peu évolué.
Si l’on excepte une nouvelle exploration autour de la
pollution atmosphérique.
• L’habitat regroupe quatre types de recherche
:
-
autour de la mise en place d’outils de simulation
et d’expérimentation et d’analyse liés à l’habitat
bioclimatique ;
-
de la thermique urbaine;
- l’utilisation de nouveaux matériaux ;
- du transfert de savoir et des compétences dans les
milieux professionnels Trois chercheurs montent
actuellement, avec l’aide de l’AUPELF-UREF, une
entreprise pour
assurer ces transferts des savoirs.
• Déchets et assainissement
Il s’agit essentiellement de recherches qui portent sur
les procédés de traitement des déchets ménagers
(liquides ou solides) et industriels...
Des chercheurs du laboratoire de physique de l’atmosphère
pourraient prochainement rejoindre le laboratoire réseau
pour s’intéresser à tout ce qui se rapporte à la
pollution de l’air.
• Energie
La problématique des énergies renouvelables recouvre trois
domaines :
- Les micro-centrales hydrauliques initié par les
chercheurs malgaches afin d’évaluer les potentialités,
les systèmes et l’optimisation des implantations ; de ces
centrales à Madagascar en zone rural
- Les centrales thermiques diesel et vapeur pour trouver le
bon équilibre thermique diesel/biomasse et déterminer
l’impact de ces centrales sur l’environnement selon le
type de combustible utilisé.
- les recherches sur les gisements potentiels en énergie
renouvelable dans l’Océan Indien à partir de nouvelle
techniques et méthodologie de caractérisation de ces
gisements
Des thèmes de recherche appliqués, très ponctuels, en
relation avec des demandes précises peuvent être abordés.
Comme celui proposé récement par de l’Université de
Majunga sur la problématique de maîtrise des bassins
piscicoles
Séminaires
L’organisation de rencontres entre
chercheurs sous forme de journées d’études scientifiques
ou de séminaires est une autre activité du laboratoire-réseau.
Lequel en organise deux ou trois par an.
Les futures rencontres projetées sont les suivantes :
- 28 avril au 2 mai 2004, A Majunga (Madagascar) sur les déchets
et environnement
- 24 au 28 juin 2004 à Antananarivo sur l’habitat et
environnement
- Début décembre 2004 à La Réunion sur toutes les
recherches entreprises dans le domaine du génie énergétique
et du génie de l’environnement.
DUMSEE
Ce qu’ils en disent. ..
Rija Randrianarivony
“Il est bien d’avoir une telle coopération
régionale entre les équipes de chercheurs. Pour moi, ce
qui est essentiel, c’est de puiser les outils dont
j’aurais besoin pour ma thèse, notamment les réseaux de
neurones et aussi l’analyse de sensibilité. Les
chercheurs de La Réunion sont très en avance dans ce
domaine là, même par rapport à la métropole. Après, je
vais chercher les opportunités de les appliquer à
Madagascar. Et on pourra peut-être les utiliser dans
d’autres endroits, à condition de bien maîtriser le
contexte. Je dois par ailleurs dire que si je n’avais pu bénéficier
de la bourse de l’U.O.I., je n’aurais pu venir
faire le DUMSEE”.
Mino Patricia Randrianarison
“J’ai obtenu un DEA en sciences des matériaux
à l’école polytechnique d’Antananarivo. Le DUMSEE va
me permettre de poursuivre en doctorat. Pour moi, c’est
une formation un peu courte parce que je n’aurais sans
doute pas le temps de maîtriser totalement les cours.
J’aurais besoin d’approfondir à Madagascar tout que
j’aurais appris ici. Des choses que je n’ai jamais étudié
à Antananarivo et que je découvre ici. Je crois que je
vais faire ma thèse sur l’utilisation des matériaux dans
l’habitat, mais je n’ai pas encore de sujet précis”.
Herimizaka Randriahonitsoa
“J’étais en formation EPEE à
Madagascar dans le cadre de l’U.O.I. J’ai poursuivi dans
la foulée en DUMSEE. C’est différent. L’EPEE, c’est
plutôt la planification et le DUMSEE, la gestion énergétique
, Mais ces formations se complètent parce qu’elles
touchent au domaine énergétique. Ici, c’est beaucoup
plus orienté vers la technique. Au sein du labo-réseau, on
trouve du matériel qui nous fait défaut à
Madagascar”.
Saïd Mohamed Nassur
“Je suis ingénieur électro-mécanicien,
assistant de direction de l’énergie au ministère. Cette
formation va me permettre de renforcer mes capacités pour
servir directement le pays. Je n’ai pas l’idée
d’engager une recherche. Je suis plutôt opérationnel sur
le terrain. Mais il est possible qu’avec l’expérience
je postule pour une recherche. J’ai appris ici beaucoup de
choses utiles.
H. Thierry Randriamanantema
“Cette formation va me permettre d’acquérir
de nouveaux outils, de nouvelles méthodes qui me
permettront de mener ma recherche doctorale.
Elle porte sur la modélisation de la production d’électricité
et la production de gaz à effet de serre. Cela devrait
permettre d’ouvrir une porte sur des problèmes qui ne concernent pas seulement l’Océan
Indien, mais le monde entier. L’acquisition de modèles et
d’outils mathématiques nous permettront de mener à terme
nos recherches. Avec cette formation, je crois que mes
travaux de recherche sont en bonne voie. Le fait de
travailler en réseau est très utile. Cela permet plus d’échanges.
Auparavant on allait chercher au Nord des outils alors que
l’Océan Indien dispose de pas mal de spécialistes”.
|