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Mars 2004
Avril  2004
Version télématique

 Nouvelle série - N° 4  

UNIVERSITE DE L'OCEAN INDIEN
UNIVERSITY OF THE INDIAN OCEAN


Edito 
Mobiliser des ressources financières 

Le Conseil d’administration, lors de sa deuxième réunion, a posé le problème de la stratégie de l’Université de l’Océan Indien (U.O.I.). Celle-ci devra s’intéresser aux moyens de financement et notamment à la diversification des sources de financement de l’Association. 

Elle devra comprendre un volet d’identification de nouveaux projets dans le cadre du 9ème FED. Une démarche qui devra nécessairement tenir compte de la procédure en cours dans la nouvelle organisation de la coopération dans la sous-région.

D’autres bailleurs de fonds pourraient par ailleurs intervenir. Par exemple, la Banque Africaine de Développement (B.A.D.) est disposée à envisager un appui à l’U.O.I. Une mission d’identification d’un projet pourrait être effectuée dans les mois à venir. Des institutions comme l’Unesco accompagnent déjà les initiatives de l’U.O.I.

D’autre part, les pays membres de la C.O.I. ont été saisis de cette question vitale du financement. Et nous avons informé le Comité des sages de la situation financière de l’U.O.I. Nous avons souligné devant lui la nécessité pour l’U.O.I. de devenir l’opérateur de la C.O.I. dans la mise en œuvre des programmes de formation et de recherche avec accompagnement de moyens financiers.

Bien que les premières formations soient en cours, il est important pour l’U.O.I. de se positionner au plus près des besoins des pays de la C.O.I


Pr Goolam Mohamedbhai,
Président du Conseil d’Administration de l’U.O.I. 


Comité des sages 
Les propositions de l’U.O.I  

Le professeur Goolam Mohamedbhai, président du Conseil d’administration de l’U.O.I. a été entendu, en janvier dernier, par le comité Sages qui avait à rédiger un rapport sur l’évolution de la Commission de l’Océan Indien (C.O.I.). Le président de l’U.O.I. a souligné l’étroitesse du budget, notant que “ sans apport financier effectué par l’ensemble des Etats membres, par les institutions ou par les collectivités territoriales concernées, et ce dès le début de l’année 2004, il sera difficile de concrétiser les actions de formation et de coopération planifiées par l’U.O.I. pour cette seconde année d’existence. La contribution des bailleurs de fonds ne pourra intervenir qu’après une année de démarrage qui aura permis notamment de soumettre des projets conformes à des procédures qui sont souvent très complexes à mettre en place”. 

Par ailleurs, le professeur Goolam Mohamedbhai a rappelé devant le comité des sages les recommandations formulées lors du 2ème conseil d’administration de l’U.O.I.. Soit l’élaboration d’une stratégie régionale dans le domaine de l’enseignement et de la recherche ; la nécessité pour l’U.O.I. de devenir l’opérateur de la C.O.I. dans la mise en œuvre des programmes de formation et de recherche avec accompagnement de moyens financiers et la réalisation d’une étude de faisabilité, avec l’aide de la C.O.I., pour identifier de nouveaux projets dans le cadre du 9ème Fonds européen de développement.


Formation des formateurs TIC aux Comores
Un public passionné

Du 8 avril au 18 avril 2004 s’est déroulée aux Comores une formation des formateurs TIC organisée par l’Université de l’Océan Indien (U.O.I.) sur financement de l’UNESCO. Elle a été dispensée par des formateurs de La Réunion : Guy Ancel, responsable de centre multimédia de l‘Université de La Réunion et  coordonnateur du réseau TIC/TICE de l’U.O.I., Caroline Renard et Bertrand Pascal. Elle s’adressait à une quinzaine de cadres de la toute récente université des Comores. 

La formation comprenait l’utilisation des logiciels Power point, Photoshop, Dreamweaver, Flash. Ce qui permet l’utilisation d’images dans les cours et la conception de sites web. 

“Nous avons eu un public passionné qui avait vraiment besoin de cette formation. Et puis, c’était la première formation venue de l’extérieur depuis l’ouverture de l’université”, souligne Guy Ancel. ce dernier estime “avoir eu beaucoup de retours et une forte demande de continuité de la formation”.

Les formateurs ont profité de leur séjour aux Comores pour rencontrer les responsables de l’Union des Comores et les représentants de l’Union européenne pour réaliser une expertise afin de doter l’université des Comores, comme cela a été fait pour les universités malgaches, d’une liaison satellitaire. Cela permettrait à l’université des liaisons à faible coût et un accès plus large aux banques de données lui permettant de pallier la quasi absence de bibliothèque. 

Les experts réunionnais ont également été sollicités par la Coopération française qui souhaite appuyer la mise en place de l’Institut universitaire de technologie afin de définir les besoins en formation dans le domaine des T.I.C.
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Le laboratoire-réseau ’Energie/environnement’’
Une cinquantaine de chercheurs en réseau

Le laboratoire-réseau ‘’Energie/environnement’’ pilote, dans le cadre de l’Université de l’Océan Indien (U.O.I.), toutes les actions de formation, de recherche et d’échanges dans ce domaine, en partenariat avec les universités de Madagascar, de Maurice et de La Réunion. Il regroupe plus d’une cinquantaine de chercheurs dont une vingtaine de Réunionnais et une vingtaine de Malgaches, et un maximum d’institutions : les universités de Fianarantsoa, de Diego-Suarez, de Majunga, d’Antananarivo, le Centre national de documentation et de recherche scientifique (CNDRS Comores), l’Université de Maurice et l’Université de La Réunion. 

Formation 
Trois formations sont actuellement initiées dans le cadre du réseau. 

• EPEE, (Economie et Planification en Energie et Environnement) pilotée par l’université d’Antananarivo. Une formation ouverte aux publics de la zone qui accueille principalement des Comoriens, des Malgaches et des Mauriciens. 

• DUMSEE, (Diplôme Universitaire en maîtrise des systèmes en Energie et environnement) une formation couplée avec le DEA ‘’Mécanique/énergie’’, co-habilité au niveau de l’Université de La Réunion, l’INPL de Nançy et l’Université Joseph Fourrier de Nancy. Le recrutement s’effectue à Bac + 5. Deux doctorants suivent actuellement cette formation qui permet la maîtrise des outils de modélisation, d’instrumentation et d’analyse des systèmes complexes et correspond à une interaction recherche académique/bureau d’études. 

• DUMEE (Diplôme Universitaire en Maitrîse de l’Energie et de l’Environnement) est une formation dont le recrutement s’effectue au niveau de Bac + 3. Elle est couplée avec la licence professionnelle de Génie civil et environnement habilitée au niveau de l’IUT de Saint Pierre. Cette formation initiée par l’Université de La Réunion réserve un quota de cinq à dix étudiants venus de la zone dont cinq bénéficient d’une bourse. 

Les formations s’inscrivent dans l’action de l’U.O.I. et résultent de la réponse à un appel d’offres de l’A.U.F. 

Recherche 

Dans le cadre du laboratoire-réseau ‘’Energie/environnement’’, les échanges de chercheurs se font essentiellement dans le cadre des doctorats. Ces trois dernière années, deux étudiants ont rédigé et soutenu leurs thèses ; deux autres les ont rédigées et sont en attente de les soutenir ; un est en cours de préparation et quatre autres démarrent cette année. 

“Nous allons solliciter la Région-Réunion pour deux bourses dans le cadre de la coopération régionale. Jusqu’à ce jour les bourses étaient octroyées dans le cadre des actions de l’UOI, du FADES et du ministère de la coopération française”, note Jean-Claude Gatina, responsable du Laboratoire-Réseau LRGE. 

Actuellement le DEA ‘’Mécanique/énergie’’ accueille trois étudiants venus de la zone sur des bourses AUPELF. Leur inscription en DEA à l’Université de La Réunion leur permet de postuler plus facilement à des bourses au titre de la coopération régionale. 

Thématiques de recherche 

Les thématiques de recherche ont peu évolué. Si l’on excepte une nouvelle exploration autour de la pollution atmosphérique.

• L’habitat regroupe quatre types de recherche : 

-  autour de la mise en place d’outils de simulation et d’expérimentation et d’analyse liés à l’habitat bioclimatique ;  

- de la thermique urbaine; 
           - l’utilisation de nouveaux matériaux ; 
           - du transfert de savoir et des compétences dans les milieux professionnels Trois chercheurs montent actuellement, avec l’aide de l’AUPELF-UREF, une entreprise  pour assurer ces transferts des savoirs.

• Déchets et assainissement 

Il s’agit essentiellement de recherches qui portent sur les procédés de traitement des déchets ménagers (liquides ou solides) et industriels...

Des chercheurs du laboratoire de physique de l’atmosphère pourraient prochainement rejoindre le laboratoire réseau pour s’intéresser à tout ce qui se rapporte à la pollution de l’air. 

• Energie

La problématique des énergies renouvelables recouvre trois domaines : 

- Les micro-centrales hydrauliques initié par les chercheurs malgaches afin d’évaluer les potentialités, les systèmes et l’optimisation des implantations ; de ces centrales à Madagascar en zone rural

- Les centrales thermiques diesel et vapeur pour trouver le bon équilibre thermique diesel/biomasse et déterminer l’impact de ces centrales sur l’environnement selon le type de combustible utilisé. 

- les recherches sur les gisements potentiels en énergie renouvelable dans l’Océan Indien à partir de nouvelle techniques et méthodologie de caractérisation de ces gisements

Des thèmes de recherche appliqués, très ponctuels, en relation avec des demandes précises peuvent être abordés. Comme celui proposé récement par de l’Université de Majunga sur la problématique de maîtrise des bassins piscicoles 

Séminaires 

L’organisation de rencontres entre chercheurs sous forme de journées d’études scientifiques ou de séminaires est une autre activité du laboratoire-réseau. Lequel en organise deux ou trois par an. 

Les futures rencontres projetées sont les suivantes : 

- 28 avril au 2 mai 2004, A Majunga (Madagascar) sur les déchets et environnement 

- 24 au 28 juin 2004 à Antananarivo sur l’habitat et environnement 

- Début décembre 2004 à La Réunion sur toutes les recherches entreprises dans le domaine du génie énergétique et du génie de l’environnement. 

DUMSEE
Ce qu’ils en disent. ..  

Rija Randrianarivony 

“Il est bien d’avoir une telle coopération régionale entre les équipes de chercheurs. Pour moi, ce qui est essentiel, c’est de puiser les outils dont j’aurais besoin pour ma thèse, notamment les réseaux de neurones et aussi l’analyse de sensibilité. Les chercheurs de La Réunion sont très en avance dans ce domaine là, même par rapport à la métropole. Après, je vais chercher les opportunités de les appliquer à Madagascar. Et on pourra peut-être les utiliser dans d’autres endroits, à condition de bien maîtriser le contexte. Je dois par ailleurs dire que si je n’avais pu bénéficier  de la bourse de l’U.O.I., je n’aurais pu venir faire le DUMSEE”. 

Mino Patricia Randrianarison 

“J’ai obtenu un DEA en sciences des matériaux à l’école polytechnique d’Antananarivo. Le DUMSEE va me permettre de poursuivre en doctorat. Pour moi, c’est une formation un peu courte parce que je n’aurais sans doute pas le temps de maîtriser totalement les cours. J’aurais besoin d’approfondir à Madagascar tout que j’aurais appris ici. Des choses que je n’ai jamais étudié à Antananarivo et que je découvre ici. Je crois que je vais faire ma thèse sur l’utilisation des matériaux dans l’habitat, mais je n’ai pas encore de sujet précis”.

Herimizaka Randriahonitsoa

“J’étais en formation EPEE à Madagascar dans le cadre de l’U.O.I. J’ai poursuivi dans la foulée en DUMSEE. C’est différent. L’EPEE, c’est plutôt la planification et le DUMSEE, la gestion énergétique , Mais ces formations se complètent parce qu’elles touchent au domaine énergétique. Ici, c’est beaucoup plus orienté vers la technique. Au sein du labo-réseau, on trouve du matériel qui nous fait défaut à Madagascar”. 

Saïd Mohamed Nassur 

“Je suis ingénieur électro-mécanicien, assistant de direction de l’énergie au ministère. Cette formation va me permettre de renforcer mes capacités pour servir directement le pays. Je n’ai pas l’idée d’engager une recherche. Je suis plutôt opérationnel sur le terrain. Mais il est possible qu’avec l’expérience je postule pour une recherche. J’ai appris ici beaucoup de choses utiles. 

H. Thierry Randriamanantema 

“Cette formation va me permettre d’acquérir de nouveaux outils, de nouvelles méthodes qui me permettront de mener ma recherche doctorale.  Elle porte sur la modélisation de la production d’électricité et la production de gaz à effet de serre. Cela devrait permettre d’ouvrir une porte  sur des problèmes qui ne concernent pas seulement l’Océan Indien, mais le monde entier. L’acquisition de modèles et d’outils mathématiques nous permettront de mener à terme nos recherches. Avec cette formation, je crois que mes travaux de recherche sont en bonne voie. Le fait de travailler en réseau est très utile. Cela permet plus d’échanges. Auparavant on allait chercher au Nord des outils alors que l’Océan Indien dispose de pas mal de spécialistes”. 


En direct des institutions membres de l’U.O.I.
Jumelage entre les universités de La Réunion et de Kobe

L’université de La Réunion, afin de renforcer sa dimension internationale et de permettre une plus grande mobilité des étudiants réunionnais en Asie, vient de signer une première convention de jumelage avec l’université de Kobe au Japon. Ce jumelage ouvre la voie à des échanges dans toutes les disciplines. Les objectifs principaux de ce partenariat visent un enrichissement scientifique mutuel, la mobilité des étudiants réunionnais et des enseignants chercheurs et un partage interculturel stimulant. Au-delà de cette coopération, l’enjeu pour La Réunion et ses étudiants est l’ouverture sur un grand Etat insulaire, à la fois fort d’une riche tradition millénaire et d’une capacité d’innovation scientifique et technologique remarquable. La Réunion et son université se positionnent donc comme un pôle français et européen reconnu par les plus grandes universités mondiales. 

L’Université de Kobe est une université forte de 13.000 étudiants, pluridisciplinaire, très semblable à celle de La Réunion. Elle accueille 800  étudiants étrangers - dont un seul français - d’une soixantaine de pays ; autant que l’Université de La Réunion, lesquels viennent de 43 pays différents.  

L’Université de la Réunion entend multiplier ce genre de jumelage au rythme de trois par an pendant dix ans dont une par an dans le grand Océan Indien. Les prochains seront réalisés avec Maurice et La Rochelle.


Nomination 
Frédéric Cadet à à la tête de l’académie de Poitiers

Frédéric Cadet, président de l’Université de La Réunion a été nommé par le Conseil des ministres, mercredi 14 avril 2004, recteur de l’académie de Poitiers. Le président s’est déclaré très fier de cet honneur. Pur produit de l’Université de La Réunion, cet universitaire diplômé en biochimie et en sciences politiques, quarantenaire, avait été élu président de l’Université de La Réunion en 2000, présentant un projet ambitieux. Un administrateur provisoire de l’université va être nommé par  le recteur de l’académie de La Réunion, avant que ne soit organisées, dans quelques semaines, de nouvelles élections.   


 Pour tous renseignements, s'adresser au Secrétariat exécutif de l'Association des Institutions d'Enseignement Supérieur et de Recherche des pays de la C.O.I.


Université de l'Océan Indien
Campus universitaire du Moufia
15, avenue René Cassin - B.P. 7151
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Tél. : 0262 93 85 93 - Fax : 0262 93 85 98
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UNIVERSITE DE L'OCEAN INDIEN
UNIVERSITY OF THE INDIAN OCEAN

Directrice de publication :  
Masséande Allaoui

Rédaction/Maquette/Expédition :
Presse Océan Indien
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